De l’autre côté de ces murs épais à la chaleur lumineuse, trainent des langueurs méditées, des murmures frottant les dalles des couloirs et des escaliers. L’agitation quotidienne des souvenirs passés. L’isolement pour se rencontrer soi-même. La beauté platonique d’une sagesse vivante.
Bourgueil, dans le jour clair comme une eau de roche, soupire doucement la lumière de ses pierres chaudes gorgées de soleil. Du haut de ses 1000 ans de vie, l’Abbaye domine d’un regard fier le Changeon, chargé de reflets tendres, et la ville aux rumeurs colorées, aux parfums de terre et de vignes.
La Loire, si calme au cœur d’août, dort non loin de là. Son souffle tiède berce nos cœurs en laissant le temps passer, à pas feutré.
C’est l’été, si cher aux roses de Ronsard…





