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mardi 8 septembre 2026

Perdue, sans songe et sans lumière.

 

Comme une chandelle vacillante, elle s'est éteinte.
Que son voyage soit doux.

Perdue, sans songe et sans lumière, elle dort,
Funambule esseulé au sourire émacié.
L’air est immobile. Rien ne bouge dehors.
S’est tu le rire de son Pierrot délavé.

La nuit blême accroche sa sentinelle blanche
Aux nuages épais, lourds étendards figés
De ses peines agitées. Un triste dimanche
Suinte dans sa tête vide, tout embrumée.

Son monde fatigué s’estompe sans douleur.
Elle s’évapore, elle oublie en douceur
Ses maux s’égarant dans ses ombrageux silences.

Des mots ondoyants font taire son cœur,
Son visage au teint hâve… En une douce heure
S’effondre la Babylone de mon enfance…

jeudi 3 septembre 2026

Portail fermé.

 

Portail fermé...
Des rires étouffés...

Une ombre passait par là...
Un cœur bat de l'autre côté,
Une belle aux songes endormis.
Le soir espérant l’attente évanouie.
L'ombre de son amour s'est évaporée.

Portail fermé...
Horizon verrouillé...
Ton ombre passait par là,
juste au-dessus du banc blanc
où nous nous sommes assis...
Demain déjà se défait.

Ton portail fermé...
Mon cœur bousculé...

Portail étonnant,
Juste bancal,
Moment d'égarement;
Baiser fatal...


 

mercredi 2 septembre 2026

J'aime la douceur suave des soirs d'été.

 

 

Jardin de Chaumont Sur Loire (41) de nuit. 2018.

J’aime la douceur suave des soirs d’été, quand traine sur la terrasse la moiteur silencieuse d’un soleil s’effaçant avec élégance.

Instants magiques, discrets et parfumés. Ces improbables soirs où les saveurs de fin de jour se faufilent, malicieuses et exquises, entre les pages indomptées du livre où mon âme somnole à la faveur des bavardages de fin de jour. Là, dans la pénombre ouatée, quand se tait le chuintement des feuilles aux murmures épars s’attardant un peu, l’air se charge des sucres du chèvrefeuille, doux et blonds, s’imprègne de ses fragrances espiègles.

Dans une béatitude rassurante, je pause ma main sur les pages vacillantes. Je regarde le temps qui passe, curieux voyageur au regard sombre. Je guette ton sourire, lumière muette dans le bleu rempli de secrets.

Tes doigts courent sur les miens et la pénombre dévient élégante.

Le ciel s’éteint doucement. Nos frissons sont à l’unisson. La nuit peu venir…