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lundi 21 septembre 2026

Dans le silence d’un vent brûlant.

 

Image du net.


Ton onde est frêle,
apeurée,
égarée.

Desséchée,
derrière des ombres démesurées,
écrasées dans un sombre
satin,
ta peau se laisse dévorer
par un soleil satanique.

Le bleu chagrin serpente sur ton dos crème,
dans le silence d’un vent brûlant,
dérive de l’air épais,
drap de lin rêche,
aiguisé et blessant.

Sur ton ventre,
une bouche fantôme
évoque le bavardage des coteaux,
où les femmes et les hommes
s’usent les mains
sur les treilles avachies.

Paysage troublant,
regards étonnants au parfum de fleuve.

Dans le creux de tes seins,
l’écho de tes murmures peu sages
se meut des fourbes faveurs d’un été
trop long.

Tu t’habilles,
songeuse,
de nos envies de pluie.


jeudi 17 septembre 2026

Un cerf-volant au bout du cœur

 


Il y a la poussière et le chant des ruines.
Il y a la mort sauvage sous les gravats
encore chauds
de la violence
aveugle
des hommes.

Des pouvoirs.

Dans l’air gris
du jour,
résonne
le rire d’un enfant.
Un rire qui veut
oublier
la guerre,
un cerf-volant
au bout du cœur,
innocent.

Oublier
hier
sans penser à demain.

Vivre
est
plus urgent
que tout.


mardi 15 septembre 2026

Catherine est partie retrouver Fred…

 



Catherine est partie retrouver Fred…

J’ai le cœur qui chavire dans un paquet d’eau de mer trop salé.
J’ai la rouille qui s’invite sur une nappe trop blanche, souillée.
J’ai un impitoyable métronome qui se met à compter mes regrets,

un bout de moi arraché des aiguilles d’une horloge fatiguée,
le rire de mon adolescence qu’un clown triste est venu écorner...
Alors j’écoute sa voix qui résonne en moi pour ne pas pleurer.