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mercredi 11 mars 2026

La lumière est calme.

 


 

La lumière est calme, assez insolente pour éclabousser, au travers des persiennes, le drap affolé, égaré sur la lisière de notre lit. Le matin semble fragile. Un peu fou, presque tendre dans ses méandres cendres. Le ronronnement du jardin glisse jusqu’à nous, déchirant le silence moelleux de notre chambre.

Un murmure d’oiseau, chant rempli de couleurs, annonce ses battements d’ailes fugaces.

Au bout de leurs ombres allongées par le soleil naissant, les jonquilles dodelinent de la tête au pied du fouloir qui devient magique !

Il suffit d’ouvrir, la fenêtre, les persiennes, les yeux pour entrer dans un rêve. Le printemps s’installe dans le jardin. Avec ses parfums, ses rires et sa rosée transparente que les araignées tricotent avec bonheur.

 




mercredi 4 mars 2026

Le matin se frotte les mains.

 

Image rencontrée sur le net.


Esquisse blanche d’un hiver insoumis,
le jour s’échappe de la nuit sans bruit.
Le matin se frotte les mains sous la pluie,
troubadour assis, encore endormi.

Le vent fouette son visage, pique son nez ;
le ciel fronce les sourcils mais rien n’y fait :
ce jour engourdi, sans lumière, grognon,
sème un peu partout de frêles soupirs,
frissonnantes petites tâches de cire
collées aux manches d’un vagabond.


samedi 28 février 2026

Le brasier s'étend.

 


L’incendie ondule entre ciel et eau,
sur une mer apaisée.
Calme.
Nous devinons à peine les éclaboussures
élégantes et éphémères,
là-bas,
perdues aux limites de l’Océan.

Ton cœur tremble.
Mon corps frémis.
Nous avons craint la pluie,
ses filets de nuages opaques.
Nous avons bu le vent gris du jour
qui était de passage.
Voilà que le soir nous enveloppe de lumières flamboyantes…
Et tu deviens Andalouse !
Étrange feulement du vent fiévreux
allongé sur le sable encore tiède des éclats de la fin du jour.
Étrange…

Envahis par la moiteur du soir
grimpant en nous comme une sève piquante,
nos corps s’évaporent dans l’or de l’horizon.
Nos yeux se remplissent de l’ocre de ce moment vespéral,
un peu fou.
Nos regards se jouent des reflets scintillants.

Je cherche ta main,
là où le soleil s’ensommeille,
plongeant le jour dans des heures écarlates.
La béatitude nous attend
sur le bord de notre lit,
bavarde.
Tes silences prometteurs se prolongent dans les miens.
Le brasier s’étend...