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jeudi 6 août 2026
mardi 4 août 2026
La lumière ne dansera plus sur l'horizon.
Tout est sec, ravagé par un parfum d’automne précoce oubliant son miel, faisant voltiger les feuilles meurtries par l’absence de pluie. Le jardin s’écroule dans une petite mort sans fin. Nous plonge dans une tristesse sans nom. Pourquoi attendre de demain ? Même le soir est fourbe, et nous abandonnons la terrasse inondée d’une lumière arrogante où le vent sème ses tourbillons rugueux. Envolées nos lectures tendres dans le soir vaporeux que berçaient hier encore nos crapauds musiciens dans l’ombre chargée d’étoiles. Oublié l’arôme sucré du chèvrefeuille.
C’est un automne moribond qui arrive trop
tôt…
La fin du jour consume le soir
dans un
incendie aux frasques flamboyantes.
L’air colle aux
tempes,
aux chemises,
avant d’enrouler
les feuilles des arbres dans un jupon dévasté et brun.
Dans le noir dévalant de la colline,
le ciel n’est plus un miroir débordant de couleurs pastels,
mais un
lugubre cerf-volant faisant siffler le vent
dans les
treilles des vignes
en emportant
les dernières étincelles
de ton regard.
La nuit va venir,
la lumière
ne dansera plus sur l’horizon,
et son
ventre sera froid
sous nos
draps bleus.



