Quelques pas dans un
Bourgueil inattendu, imprévisible.
Contre toute attente, le jour
brûlant nous offre une prouesse au détour d’un portail juste entrebâillé. Les murs
d’une belle demeure nous privaient d’un univers insoupçonné. Jardin d’Éden aux
fraîches saveurs, aux délicieux humide, oasis où sommeillent mille et un
parfums sauvages. La magie du lieu est blottie dans un cœur de tuffeau grignoté
par le vent et le soleil. C’est un refuge discret qui surprend nos regards
attendris. La musique de l’eau transparente sous son tutu de lentilles vertes nous
éloigne du tumulte du monde. Dans le bruissement rassurant des arbres, je m’oublie
un peu. Je prends mon temps. Je me pose. Je vois. J’écoute et j’entends.
Ici, les oiseaux sont maitres
du jeu. Ici les choses vivent. Ici c’est un jardin d’amour et de partage. Ici,
c’est l’harmonie ironique d’un fouillis organisé.
Restons encore un peu, ma
Belle, pour boire ce bonheur à petite lampée…