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mardi 4 août 2026

La lumière ne dansera plus sur l'horizon.

 

La nuit nous guette.

Le vent est laid,

bordé d’une écume brûlante.



Tout est sec, ravagé par un parfum d’automne précoce oubliant son miel, faisant voltiger les feuilles meurtries par l’absence de pluie. Le jardin s’écroule dans une petite mort sans fin. Nous plonge dans une tristesse sans nom. Pourquoi attendre de demain ? Même le soir est fourbe, et nous abandonnons la terrasse inondée d’une lumière arrogante où le vent sème ses tourbillons rugueux. Envolées nos lectures tendres dans le soir vaporeux que berçaient hier encore nos crapauds musiciens dans l’ombre chargée d’étoiles. Oublié l’arôme sucré du chèvrefeuille.

 


C’est un automne moribond qui arrive trop tôt…
La fin du jour consume le soir

dans un incendie aux frasques flamboyantes.
L’air colle aux tempes,
aux chemises,

avant d’enrouler les feuilles des arbres dans un jupon dévasté et brun.

Dans le noir dévalant de la colline,
le ciel n’est plus un miroir débordant de couleurs pastels
,
mais un lugubre cerf-volant faisant siffler le vent
dans les treilles des vignes
en emportant les dernières étincelles
de ton regard.

La nuit va venir,

la lumière ne dansera plus sur l’horizon,
et son ventre sera froid
sous nos draps bleus.