Le soir étend ses cheveux roux
Sur le lit défait de ses draps voyous.
Mes baisers éclaboussent ton cou
de petits frissons fous.
Mes lèvres courent partout,
sur ta peau douce au goût
de fruits doux.
Chavire ton cœur andalou.
Le soir étend ses cheveux roux
Sur le lit défait de ses draps voyous.
Mes baisers éclaboussent ton cou
de petits frissons fous.
Mes lèvres courent partout,
sur ta peau douce au goût
de fruits doux.
Chavire ton cœur andalou.
Les humeurs du jour,
plissées dans un ciel
gris,
fatigué et froid,
glissent en
pluie continue
sur mes mains
nues.
Sonate sans âme,
sans rire,
sans fantaisie.
Une lumière pâlissante,
lessivée,
brossée
par tes mots
flous,
se promène
sur ton regard.
La vie
s’habille de
nuit,
écharpe
épaisse
de laine lasse…
Ce soir
mélancolique
fait naitre en nous
une fatigue rugueuse,
un
engourdissement ténu.
Il pleut dans nos silences.
Dans l’infatigable et folle douceur du jour,
les roses,
lourdes de leurs sucres
doux,
déposent
de délicieux baisers
tendres,
coquins,
malins,
parfumés,
colorés,
sur ton rire
et tes lèvres brillantes
en agitant leurs délicates robes de soie,
lumineuses,
légères,
éphémères,
surprenantes,
envoutantes…
J’aime à voir,
danser dans le contrejour
du matin apaisé,
leurs délicieux froufrous,
souples,
évanescents,
soupirants,
amants,
fous.