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vendredi 25 septembre 2026

Le champ de tous les possibles.

La course de deux de mes petites fées...




épie les ombres légères du jour.
Le matin s’est levé comme un fou,
cheveux hirsutes,
décoiffés par les rosiers défleuris.
Des brumes de lumière flottent sur le chemin.
Le tunnel inattendu cache l’horizon dans ses mains blanches.

Et puis,
trop longtemps captifs d’un air encore frais,
surgissent des méandres mystérieuses,
des rires,
des cris,
apparat fou de jeux d’enfant,
agités dans une course insouciante.

L’air timide vient à leur rencontre.
Au bout du chemin de l’enfance,
le champ de tous les possibles…


lundi 21 septembre 2026

Dans le silence d’un vent brûlant.

 

Image de la Loire glanée sur net.


Ton onde est frêle,
apeurée,
égarée.

Desséchée,
derrière des ombres démesurées,
écrasées dans un sombre
satin,
ta peau se laisse dévorer
par un soleil satanique.

Le bleu chagrin serpente sur ton dos crème,
dans le silence d’un vent brûlant,
dérive de l’air épais,
drap de lin rêche,
aiguisé et blessant.

Sur ton ventre,
une bouche fantôme
évoque le bavardage des coteaux,
où les femmes et les hommes
s’usent les mains
sur les treilles avachies.

Paysage troublant,
regards étonnants au parfum de fleuve.

Dans le creux de tes seins,
l’écho de tes murmures peu sages
se meut des fourbes faveurs d’un été
trop long.

Tu t’habilles,
songeuse,
de nos envies de pluie.