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mardi 17 mars 2026

Une lumière muette.

 



Le matin oscille
au milieu des rumeurs aiguisées
par les lueurs
fraîches et paresseuses
du jour juste réveillé.
Le ciel,
affolé dans son tulle ébouriffé,
s’étire,
respire,
dans le satin bleu et épais
bordant l’horizon.
C’est encore l’heure du jour où tout est silence
et que rien n’ose bouger.
Pourtant,
surgit en contre-bas,
dans la cité au tuffeau clair,
une lumière muette
qui m’emporte.

mercredi 11 mars 2026

La lumière est calme.

 


 

La lumière est calme, assez insolente pour éclabousser, au travers des persiennes, le drap affolé, égaré sur la lisière de notre lit. Le matin semble fragile. Un peu fou, presque tendre dans ses méandres cendres. Le ronronnement du jardin glisse jusqu’à nous, déchirant le silence moelleux de notre chambre.

Un murmure d’oiseau, chant rempli de couleurs, annonce ses battements d’ailes fugaces.

Au bout de leurs ombres allongées par le soleil naissant, les jonquilles dodelinent de la tête au pied du fouloir qui devient magique !

Il suffit d’ouvrir, la fenêtre, les persiennes, les yeux pour entrer dans un rêve. Le printemps s’installe dans le jardin. Avec ses parfums, ses rires et sa rosée transparente que les araignées tricotent avec bonheur.