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Ton onde est frêle,
apeurée,
égarée.
Desséchée,
derrière des ombres démesurées,
écrasées dans un sombre
satin,
ta peau se laisse dévorer
par un soleil satanique.
Le bleu chagrin serpente sur ton dos crème,
dans le silence d’un vent brûlant,
dérive de l’air épais,
drap de lin rêche,
aiguisé et blessant.
Sur ton ventre,
une bouche fantôme
évoque le bavardage des coteaux,
où les femmes et les hommes
s’usent les mains
sur les treilles avachies.
Paysage troublant,
regards étonnants au parfum de fleuve.
Dans le creux de tes seins,
l’écho de tes murmures peu sages
se meut des fourbes faveurs d’un été
trop long.
Tu t’habilles,
songeuse,
de nos envies de pluie.


