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mardi 12 juin 2018

Au Théâtre ce soir... La Flèche (72)




Bavardages en chapelet de perles silencieuses.
Rires en cascade contenue.
Petits gestes élégants et discrets.
Regards en œillades pétillantes.

 
Le décor se tend autour du velours italien, des médaillons peints. L’attente se dresse sous le feu des lumières cristallines. La scène dort encore dans une pénombre mesurée, voulue.
Nos cœurs battent la chamade dans cet écrin velouté. Le bonheur est, une fois de plus, dans l’étrange communion qu’offre un spectacle vivant aux comédiens et au public.

Le lieu est unique et rare. Le 19ème siècle nous invite à un voyage inattendu…

Une belle pièce de théâtre, une solide équipe de comédiens amateurs qui n’a rien à envier aux professionnels.
Un grand merci à eux pour ce moment de complicité.

lundi 11 juin 2018

Lorsque l'enfant paraît...


Oriane,

Un matin, fin et calme, danse heureux sous les tremblements du temps.
Je t’offre sa brume en baiser et cueille ton regard dans ses rimes.
Je te touche avec mes doigts de sable, je vois briller tes secrets comme une promesse.

Oriane,

La vie c’est toi, avec tes poumons de dentelle, chantant l’air du jour qui passe, nous appelle, nous pousse et nous fait rire.

Oriane,

Je te regarde, toi, plus légère qu’un papillon, plus lumineuse qu’un vitrail inondé de soleil. Je pense à la mer, jamais en repos, d’où remonte par vagues successives la mémoire des étoiles, dans une écume pure et vivante. La farandole des soirs bleuis s’endort dans ta main mouillée de mousse, dans les draps de l'aube fine.
Ta beauté a le parfum de ces voyages improbables, de ces douceurs espérées qui m’aveuglent pendant que tes doigts fins dansent autour de ton visage.

Oriane,

Ton aventure va déjà debout. Tu fais battre nos cœurs dans l’aube tiède, faisant taire les silences comme la mer infinie, sur la plage, fait rouler le sable de l’espoir.