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vendredi 20 mars 2026

Le silence définitif de nos enfants qui ne grandiront pas.

 


 

Vos cœurs noirs glatissent dans le ciel
que vous déchirez.
Hier encore,
il était azur au-dessus de nos jardins
peuplés d'enfants.
Votre défilé de cris mortifères,
macabres,
lancinants,
les terrorise.

Pourquoi ce carnage brûlant,
ensanglanté ?

Nous ne voyons dans la poussière
soulevée
que des berceaux éventrés.
Des rires détruits derrière les vitres brisées.

Sur les murs de nos écoles,
les dessins de nos enfants accrochés.
Sur les tapis où ils dormaient,
leurs rêves,
leur innocence,
assassinés.

Du sang.
Des corps inertes.
Nos maisons éventrées.
Des larmes,
de la souffrance.
Le silence définitif
de nos enfants
qui ne grandiront pas.

 

mardi 17 mars 2026

Une lumière muette.

 



Le matin oscille
au milieu des rumeurs aiguisées
par les lueurs
fraîches et paresseuses
du jour juste réveillé.
Le ciel,
affolé dans son tulle ébouriffé,
s’étire,
respire,
dans le satin bleu et épais
bordant l’horizon.
C’est encore l’heure du jour où tout est silence
et que rien n’ose bouger.
Pourtant,
surgit en contre-bas,
dans la cité au tuffeau clair,
une lumière muette
qui m’emporte.