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mardi 30 juin 2026

Les lanternes radieuses.

 

Image découverte sur le net.


Dans le vent du silence,
éclairé de brumes et de couleurs,
dansent les mots fragiles de deux jeunes filles.
Éparpillés dans la nuit naissante,
ils s’effritent sur le sable encore humide,
à la lueur ocre des lanternes radieuses.
Les pieds dans l’eau saupoudrée d’éclats de lune,
de miettes d’indigo,
elles se rassurent,
guettant le retour de la mer
qu’elles entendent bourdonner
dans les frissons du soir.
La brûlante journée s’est éteinte,
le soleil s’est évanoui,
laissant le jour se dissoudre
dans la fraicheur de la nuit
s’avançant entre chien et loup.
Leur belle jeunesse,
enveloppée dans le tulle sage de leur robe légère,
offre à la lumière suspendue dans leurs mains,
le reflet de leur innocence.
En écho,
le sable impressionniste
murmure leur beauté que le temps n’a pas encore
effacée,
leurs rêves que la nuit fredonne
déjà
dans les ombres de l’horizon
engourdi de sommeil.

vendredi 19 juin 2026

Tu n'es pas venue...

 

Photo Empruntée au net.

 

Tu n’es pas venue, peut-être trop tard, peut-être trop noir, trop pluie, trop nuit…
Tu n’es pas venue,
Tu n’as pas voulu,
Ou tu t’es perdue.

Tu n’es pas venue juste me voir, trop soir, trop brouillard, trop d’ennuis, trop de soucis,
Le trop tard est devenu mordant,
Le trop noir est devenu tout blanc,
La pluie s’est assise sur un banc,
La nuit a offert sa lune, doucement,

Avec dans son sillage, Vénus comme un diamant.

Mais tu n’es pas venue…


jeudi 18 juin 2026

Le jour prend feu.

 



Comme un foyer gorgé de braises ardentes,
le jour prend feu.
L’incendie ronge le soir incandescent.
Le vent brûlant attise le ciel,
soufflet de cuir aux poumons déments.
Le bleu sage s’effrite derrière les jupons troués des nuages écarlates.
Des ombres faméliques s'entortillent,
seiches et silencieuses,
dans les branches du tilleul.
Nos cœurs en attente,
boivent la fraicheur offerte par le refuge de sa silhouette rassurante.

L'été précoce s'installe,
violent,
harnaché de ses reflets sanglants.