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mercredi 2 septembre 2026

J'aime la douceur suave des soirs d'été.

 

 

Jardin de Chaumont Sur Loire (41) de nuit. 2018.

J’aime la douceur suave des soirs d’été, quand traine sur la terrasse la moiteur silencieuse d’un soleil s’effaçant avec élégance.

Instants magiques, discrets et parfumés. Ces improbables soirs où les saveurs de fin de jour se faufilent, malicieuses et exquises, entre les pages indomptées du livre où mon âme somnole à la faveur des bavardages de fin de jour. Là, dans la pénombre ouatée, quand se tait le chuintement des feuilles aux murmures épars s’attardant un peu, l’air se charge des sucres du chèvrefeuille, doux et blonds, s’imprègne de ses fragrances espiègles.

Dans une béatitude rassurante, je pause ma main sur les pages vacillantes. Je regarde le temps qui passe, curieux voyageur au regard sombre. Je guette ton sourire, lumière muette dans le bleu rempli de secrets.

Tes doigts courent sur les miens et la pénombre dévient élégante.

Le ciel s’éteint doucement. Nos frissons sont à l’unisson. La nuit peu venir…

 

mardi 1 septembre 2026

Rouge et or.

 


 

Le soleil, rouge et or, danse. Le temps s'enfuit...

Dans le fou matin flotte un doux parfum de nuit.

Les draps glissent du lit, éternel Paradis.

 

lundi 31 août 2026

L'orage, diable infatigable.

 

Image rencontrée sur le net.

La nuit épaisse nous regarde en tremblant,
soubresauts de lumière agile
dans des silences improbables.

L’indigo muet de l’air tiède, éparpille tes longs cheveux dans les remous bleus de nos oreillers. Ton musc vanillé envoute les soupirs poivrés de notre chambre pendant que des ombres dansent dans ton cou, rivière fiévreuse dans son lit de sable blond aux couleurs étonnantes.

Le ciel rempli d’ozone suspend ses fils électriques, tisse une toile bruyante qu’agite le courant d’air tiède de l’orage, grondant déjà au bord de nos draps.

Tes yeux se remplissent d’étoiles, tes mains se font papillons, tes lèvres ouvre leur corolle pourpre. Les éclairs déchirent les rideaux de nuages écrasés par la lourde étreinte du vent moite.

Puis l’air s’immobilise au cœur de nos souffles brûlants. La nuit cesse de s’agiter, déplie son aile vacillante sur nos corps évanouis.

 

L’orage,
diable infatigable,
a eu raison de notre folie.