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jeudi 5 novembre 2026

Il pleut.

 

Image chipée sur le net...

Il pleut.

Les gouttes sautillent,
glissent,
se parfument des feuilles du tilleul.
Toilette sage.

Le soir a su attendre la délivrance fraiche
avec
une patience
sans mesure.

Le soleil tisse
avec la pluie et ses éclats de lumière,
une toile fragile,
profonde comme un songe d’été.

Ma main glisse par la fenêtre
ouverte,
attrape les perles transparentes
coulant
le long de mes doigts.

Le temps passe
dans le cliquetis méthodique du chant de l’eau
égaré dans le silence bleu de la nuit que j’attends.

La terre respire,

J’écoute son haleine d’humus paresseux,
de vanille tiède,
onduler dans l’air
apaisé.

Le jour peu s’endormir,
une moiteur douce est au rendez-vous.
Déjà les flaques d’eau invitent les oiseaux
pour une baignade
gourmande.

La sagesse est la politesse des averses d’été.

 

 

mercredi 4 novembre 2026

L'émotion d'un regard.

 

Image rencontrée sur le net...


Le parfum de l’eau, son murmure impalpable, sa sauvagerie encore sage, ses remous flous qui dansent dans les reflets argent du temps emportant la jeunesse jamais domptée. Mon cœur bat comme un tambour égaré dans la fin du jour. Vision ou réalité. Mes yeux se perdent dans la chevelure enchainée à l’air vagabond caressant les épaules nues de l'élégance qui passe, sans un mot, timide et confondue en silences brumeux.

Et les fleurs…

Leur parfum mélangé à une moue à peine émise, la soie vaporeuse enveloppant la silhouette déjà égarée dans mes souvenirs, mes songes, mes rêves, pendant que mon désir s’évapore dans la lumière pâle de la fin du jour…

Le parfum de l’eau dans toute sa simplicité amoureuse et l'émotion d'un regard.

 

mardi 3 novembre 2026

Dans nos draps blancs.

 



Enrouler tes mots dans une toile de rêves ;
Xérès et son vin montre la voie de ta grève.
J’entends le feutre de ta voix, ton doux rire,
Tes baisers rugir dans la vallée de mon cou.

Croire ce soir à la douceur, la nuit va venir…
Inventer les vagues, l’écume, être fou !
Croire toujours à notre ivresse d’amants,
Ses ombres d’amour brûlantes, dans nos draps blancs.

mardi 27 octobre 2026

Cinque Terre

 


Le jour ronronne, son souffle rempli de plaisir enveloppe la mer bleue d’un mouvement simple et volatile. Derrière ses pas de silence, juste assez d’écume pour caresser les pieds des falaises rocheuses, coiffées de vignes accrochées comme elles le peuvent à l’abrupte de la colline. Des pins, en ligne sur l’horizon, serpentent cheveux ébouriffés, entre outremer et vert. Suspendus dans un tableau offert avec une grâce rassurante.

 


Chaque village, déposé au-dessus de l’eau dans un écrin minéral et végétal, sourit de ses couleurs chaudes en regardant le large. Chaque minute à glisser sur la Méditerranée est un cadeau. Nos yeux s’éblouissent de la magie construite au fil du temps par des femmes et des hommes sans doute un peu fous. Ici, un rêve éveillé prend tout son sens. Et le clapot de l’eau sur la coque du bateau, le vent gorgé de sel, le soleil, n’y changent rien. Le bonheur a un visage désormais, c’est celui des Cinque Terre.