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lundi 25 septembre 2023

J’atteins...

 


J’atteins la caresse du vent tiède venant du sud,
là où le ciel se tend d’indigo au crépuscule,
entre deux traits de lumière affadis.
J’ai dans l’âme un petit rire qui pétille en douceur.
Mon regard divague dans la nuit,
enfouit dans mes poches les rumeurs du soir.
Je glisse ma main dans ton silence,
perdu dans l’obscurité du satin léger étalé sur notre lit.
Ton cœur tremble.
Ton corps se cambre.
Ton regard plante dans mes reins une volupté gracieuse.
Je bois ton souffle gorgé d’étincelles incandescentes.
Étreinte sauvage,
feulement rauque,
frissons dévorant.

Se disperse,
dans l’alcôve tendue de voiles sombres,
la saveur sucrée d’une violence lourde
rugissant dans ton cou,
là où perlent l’ivoire de mes baisers.

 

mardi 19 septembre 2023

Montparnasse

 

Photo prise par Morgan, mon fils cadet, 19 septembre 2023.

  Montparnasse, la nuit se lasse.
  La haute tour surveille les terrasses,
  La place,
  Curieux face à face.
  Les trains s’entrelacent,
  Nos mains collées aux tasses,
  Nos cœurs qui s’enlacent.

  Montparnasse, la nuit me casse.
  Le jour efface la nuit fugace,
  Mon angoisse.
  Tes doigts s’agacent,
  Nos visages grimacent,
  Nos soupirs délassent
  Le temps qui nous menace.

  Montparnasse, la nuit te chasse.
  Tu pars pleine d’audace,
  Moi, dans l’impasse,
  Le jour déjà me glace…
  Que veux-tu que j’y fasse…
  Rien ne te remplace.
  Viens que je t’embrasse.

  Montparnasse, la nuit me froisse.

dimanche 3 septembre 2023

Tu riais.

Photo glanée sur le net.
Yaroslav Shuraev.


Tu riais,
Féline et déroutante.
Tu te roulais,
Gourmande,
Dans les draps
Ondoyants et souples
Et ton rire incandescent brillait sur ta gorge
En mille éclats orangés
Pendant que l’aube amoureuse illuminait
Tes seins offerts,
Tes reins cambrés,
Ton ventre tendu.
Dans ce désordre de folie,
Je te berçais délicatement,
Laissant nos peaux se caresser,

Un voile de velours enveloppait
La silhouette de la nuit s’évanouissant,
Ma tête lourde s’écroulait contre tes hanches,
Étroites et nues.
Au réveil,
La pluie dansant sur les persiennes closes,
Berçait nos cœurs évanouis d’amants épuisés.

Le matin détrempé tirait ses premiers rayons tièdes,
Rideau éphémère,
Sur notre amour insatiable,
Rafraichi d’une tendre lueur.

La nuit,
En s’éloignant sans se retourner,
S’en allait froisser
Les roses pourprées sur l’horizon indigo.