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mercredi 6 janvier 2021

Nuit magique.

 

Le soir, subtil jeu sombre de lumières, filtré avec élégance par des platanes pour un peintre amoureux, recouvre la Vienne, délicat miroir docile d’une étonnante forteresse. Et les bavardages du vent, dessinant ses remparts de quelques touches d’un pinceau magique, affolent nos cheveux en toute liberté.

Tu sembles volatile, mutine, vagabonde.
Ton onde lisse glisse, sage, avec une douceur apprêtée ; caresse les jupons de dentelles vertes de tes rives en sommeil. Le silence est déjà là, avec son cortège de lueurs sourdes, pour un corps à corps improvisé, fugace.
Tu espères…

Le noir de tes yeux dessine l’esquisse de rides fourbes, profondes.
S’égarent tes rires merveilleux, résonnant dans les flamboyantes couleurs du château.

 Alors j’ai chaud pendant que tes mains sont froides.
Tu t’abandonnes à deux pas de mes rêves quand nos routes sont différentes…

 Vient l’amour chantant, troubadour chamarré.
Il jette au-delà de l’horizon ton masque sans âge,
épais d’une folie sournoise, pour poser sur ton visage un sourire tendre,
habillé des poussières du soir.
La nuit laisse glisser ta main légère sous tes draps de lune,
loin des couvertures de sable rêche.

 L’habile jeu d’ombres, de lumières, troublés par des platanes défiant un peintre ombrageux, respire la Vienne, émotive et troublée en ce fascinant bout d’hiver.

Forteresse Royale de Chinon (37), 4 décembre 2018.

 

samedi 12 janvier 2019

Lumière!



Une pluie de lumière où scintille le rire des anges…
Un instant suspendu, tout en grâce et en élégance.

 Château ce Chinon en habit de Noël 2018.

mercredi 21 février 2018

De belles histoires...




Le ciel surveille les nuages comme un pasteur ses moutons dans un pâturage, la mine ronchonne, les yeux baissés, attendant la pluie, rêvant de nuit, espérant les étoiles.
Le jour est tamisé au travers d’une ouate fine qui s’accroche à la cime des arbres encore nus, encore tristes aussi.
 
 
Dans le tourbillon fatigué des minutes qui s’égrènent avec lenteur, surgit le passé, ses murs, ses toits refaits avec sagesse. Avec goût. Avec une élégance étudiée.

Chinon…

Chapeaux, écharpes et gants ne sont pas de trop. Les rayons de soleil épars sont timides, trompeurs. L’air pique.
La vienne se tait sous l’étrange défilé des platanes qui trainent le pas sur les quais. Au bout de l’allée, même Ronsard s’est assoupi dans son immense fauteuil. Il y a les oiseaux qu’un rien agite ; l’onde brune qui se ride comme une vielle femme, sans prendre le temps d’accrocher ses rêves sur les rives somnolentes.

 Quelque pas à Chinon, un dimanche au bord de l'eau, 18 février 2018.
Mais rien ne nous parait terne. Nos yeux regardent les mêmes choses, dans la même direction. Le silence de l’instant nous raconte de belles histoires…