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La Loire au Pellerin (44) le 4 octobre.
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Dans
le tourbillon d’air bousculé par un jour qui s’étiole, s’assoupissent tes rives
dissimulant une tristesse retrouvée. Ton écharpe de typhas pâles ondule au-dessus
de tes épaules brunies par un soleil hier opulent.
De la
terrasse, désertée par les rires riches de soleil, de liqueurs, de mots affables
et de mains amoureuses, s’élève ton souffle brun et tes promesses incertaines. Ton
clapot régulier, métronome appliqué, libère un vent piquant annonçant la fin des
heures insouciantes. C’est la lente procession de l’été où rugissent des
parfums résignés.
Les
tables sont nues, troublées encore par le départ des bavardages brûlants d’une sagesse
qui a délavé ses rêves, messages de hasard effacés sur l’horizon.
Je te
vois. Je voudrais te toucher, mais ta peau rafraichie par les humeurs d’Eole,
se ride avec des regrets qui font du temps perdu une blessure aux allures de
fin d’amour.
Un silence
d’ombre inonde les pavés délaissés. De rares cailloux n’y brillent plus, noyés
dans une solitude fade.
C’est
une fin de jour vieillissant, gorgée de mélancolie… L’automne s’invite sans
violence, teinté de lueurs fragiles. Tintent dans nos cœurs les clochettes volubiles
du temps qui passe…