La
parenthèse est froide, foulée par un vent blanc déchirant les longs silences de
l’hiver.
La terre
est croûte, saupoudrée d’un givre cruel.
La lumière
mourante du jour piétinant sur la rive du ciel, tremble.
Mon cœur sombre
fuit des ombres fascinantes, rires éclatés, amants égarés.
Tu es là.
Vivante.
Les fleurs
piquent de leur regard d’acier les palpitations généreuses agitant la soie de
ton corsage.
La sagesse
colore de rouge les lèvres de ton sourire envoutant.
Invitation inattendue
au voyage, à la danse, au rêve, à l’espoir.
Et l’hiver
s’endort au creux de ta main frivole.
Tu as attrapé
la nuit avec tes doigts déjà chauds, baissé les paupières sur tes yeux de feu.
Le blanc
manteau des chemins sans but s’évapore dans ta chevelure tourmentée, légère.
Ton souffle parfumé porte en lui un printemps aventureux qui se faufile dans les plis de ma chemise.




