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mardi 16 février 2021

Un trait d'hiver...

 


La parenthèse est froide, foulée par un vent blanc déchirant les longs silences de l’hiver.
La terre est croûte, saupoudrée d’un givre cruel.
La lumière mourante du jour piétinant sur la rive du ciel, tremble.
Mon cœur sombre fuit des ombres fascinantes, rires éclatés, amants égarés.

Tu es là. Vivante.

Les fleurs piquent de leur regard d’acier les palpitations généreuses agitant la soie de ton corsage.
La sagesse colore de rouge les lèvres de ton sourire envoutant.
Invitation inattendue au voyage, à la danse, au rêve, à l’espoir.
Et l’hiver s’endort au creux de ta main frivole.
Tu as attrapé la nuit avec tes doigts déjà chauds, baissé les paupières sur tes yeux de feu.
Le blanc manteau des chemins sans but s’évapore dans ta chevelure tourmentée, légère.

Ton souffle parfumé porte en lui un printemps aventureux qui se faufile dans les plis de ma chemise.

 


lundi 15 février 2021

J’hiberne…

 


La vie me bouffe le cœur.

Les jours s’écrasent dans la misère de son étui de cuir desséché.

Mes chaussures s’essoufflent à trop marcher ; leurs semelles craquelées laisse entrer des cailloux qui blessent mes rêves fantômes…

J’avance vers demain, sans assurance, les yeux plissées face au soleil.

Quelqu’un m’appelle…

Je suis l’écho de sa voix pour trouver La Voie.

J’ai laissé mes certitudes dans une armoire en chêne, fait de planches volées à un arbre abattu bien avant ma vie. Sa veine claire renferme toute une foultitude d’existences qui chatouille mes souvenirs. Et l’odeur ancienne du bois serti de tendres silences, de murmures attentifs aujourd’hui évanouis… Trace fugace du temps passant le long de mon chemin défoncé, aux ornières sauvages, pièges dormant.

Et pourtant j’avance.

Ces temps-ci, je vis entre Orléans et Nantes, très occupé à embrasser mes enfants, mes petites filles…
Demain sera ce qu’il sera, mais ce qui est pris chaque jour partagé est bel et bien pris.
Je suis loin de la toile d’internet… absent en écriture.
Vu ce qui germe en moi, il vaut mieux que je mette tout ça en sommeil.

Je vous embrasse.

mardi 2 février 2021

Le silence.

 

La mer se tait, bousculée par ses longs silences gorgés d’écumes égarées.
Je me perds dans ses méandres salés dont le bleu froid me gifle le visage.
L’horizon est hors mouvement, saupoudré d’indifférence fine et désabusée.
C’est un morceau de solitude qui n’a plus de bateau pour voguer vers la foule…

Serrer une main,
croiser un regard,
boire un café dans le bruit effarant d’un bistrot bondé,
être un instant vivant à en faire rire l’air humide de l’hiver distrait…

Même les balançoires immobiles ont oublié de faire du bruit,
de faire crier des enfants dans le soleil de midi,
de faire s’étreindre des amoureux gourmands aux pas incertains...