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mardi 10 novembre 2020

Dans le vent de la nuit.

 

 


Le ciel coloré de cette fin de jour fade
envoute mon regard,
porte mon cœur hors du brouillard…

Une tiède nuit se dessine sur l’horizon velours
en peignant un ciel émouvant.
Flamboyante palette de couleur.

La lumière dépose ses éclats sauvages
au fond de mes yeux,
fait scintiller l’espoir d’un bleu sucré,
gorgé d’étoiles baladines.

Ce ciel me parle de tes rires entendus,
plus sonores,
sur l’horizon où ils s’étaient endormis.

Dans ce soir déposé sur la cime des arbres,
tes mains dansent,
feu fou allumé,
mais bougie fragile
dans le vent de la nuit.

vendredi 6 novembre 2020

L'automne nous plait bien !


La cheminée se joue des ombres du jour vieillissant...
La lumière hôte son masque de Bohême et détourne la tête, éblouie par le soir.
Tes paupières, lourdes de silences étonnés, sombrent doucement
Dans les langoureuses humeurs du noir.

Ta main n’est plus froide, mais pas encore tiède.
Les draps dansent, affolés par le souffle du temps.
Tu ris de l’ondulation farouche et ses remous…

La nuit s’agite en farfadet espiègle,
Elle s’attarde dans les petits creux de ton corps,
Là où de délicieuses ombres se sont assoupies,
Là où serpentent de vaniteux espoirs,
Là où courent mes doigts en papillons de nacre
Sur le gazon imaginaire où se posent tant de folies.

L'automne nous plait bien !
Ton regard bouscule ses couleurs changeantes,
Et notre alcôve devient le nid soyeux de mille et une fantaisies
Que le délicieux miroir offre en reflet à nos yeux mi-clos.

 

 

jeudi 5 novembre 2020

Douleurs d'automne.

 

La Loire a pris son visage d’hiver mais son regard reste sec,
Sa peau ridée, son âme recroquevillée.
Qu’importe le ciel puisqu’il ne lui offre aucune caresse.
Qu’importe le vent puisqu’il reste sourd à son frêle jupon.
Qu’importe le jour puisqu’il ne porte plus le rire des enfants.
Qu’importe le matin puisqu’il abandonne la nuit sans un message d’amour.

L’automne claudique tristement et l’hiver sonne déjà le carillon de la rigueur.
Comme un glas glacé, gris, piquant et sournois.
Les yeux se noient d’encre.
Les feux se pelotonnent dans des poêles bourdonnants.
Les volets se rabattent.
Les portes se ferment, laissant une folle frayeur dans les fossés des chemins
Dévorés par l’obscurité.

L’hiver met dans sa hotte la mort sans compassion.
La société la rend normale et nous coupable.
Ce soir, le monde me refroidit les mains…