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vendredi 15 mai 2020

La lune.


La lune a posé sa lourde patte
Sur tes paupières baissées.
Du haut de ses silences lissés,
Elle s’est assoupie telle une chatte…

Dans le soir déjà épais,
Solitaire, elle s’est évaporée
Sans bruit, à la lisière de la pluie,
Auprès de toi, s’est endormie…

S’est éteint sa lumière
Dans les brumes de ta rivière…

 Image empruntée au net.

lundi 11 mai 2020

Petit voyage au pays de la pluie.

Petit voyage au pays de la pluie, sans mes mots:
Mon encrier est vide et ma plume s'est envolée...


vendredi 8 mai 2020

Alors, toi aussi tu pars?


L’horizon s’est mouillé de larmes grises, froides, voile infini enveloppant l’impuissance à soulager.
J’ai regardé le jour moribond, droit dans les yeux, pour éteindre son arrogance. Rien.

J’aurai tellement voulu repeindre le vent pour faire sécher les étoiles…
Mais rien n’a su enchainer ma peine à l’ombre de l’oubli.

J’entends toujours ton rire avec le précieux bonheur de te serrer contre moi.
Avec toi parti, c’est encore un morceau de mon enfance qui se mélange à la pluie.

 Photo empruntée au net.

dimanche 3 mai 2020

La nuit est venue tard


C’est une nuit qui pleure comme un chagrin.
Les pas,
Dans la rue,
Tintent sur les pavés dorés
Qu’une bruine ocre et venue couvrir,
Comme une écharpe les épaules d’un enfant.
J’espère le silence,
J’entends un chant murmuré d’une haleine tiède.
La nuit est venue tard,
Engourdie de la mélancolie implacable du jour.
Les réverbères,
Sous leurs chapeaux épais,
Dansent un pas de deux,
En rond,
Dans le halo discret d’une ampoule fragile.


L’instant a la magie des vielles cartes postale,
La seule magie qui donne l’envie de patience.