![]() |
| La mer à Dieppe, un matin rugueux... |
Ma solitude a froid aux mains.
La mer,
dans le matin gris,
sale mes chagrins amers.
Roule,
sur l’horizon épaissi,
de lourds silences brumeux.
La jetée,
dans ses miroirs creusés dans la pierre
par le temps,
a gardé la pluie
et des miettes de nuit.
Mes pas grignotent
l’aube sombre
blottie dans des draps
déchirés.
Le vent du large me mord
de ses mâchoires d’hiver,
bouscule
mes espoirs perdus,
noirs et déçus.
La rouille
de la balustrade froide
chante ses éclats
humides,
métalliques.
Mon cœur pleure,
ivresse
maladroite.

Je suis une vieille dame de 90 ans qui aime et apprécie vos billets, qui aime énormément la poésie, et qui commente et chez vous et chez Madame Célestine. Découvrir ces deux blogs a été pour moi un petit bonheur tout simple, mais un vrai plaisir. Et votre réponse à mes modestes commentaires me touchent profondément. Merci beaucoup.
RépondreSupprimerDoria