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Photo de Grear Élisabeth: Bréhémont.
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La nuit caresse la fin du jour,
de sa main tendre,
brumeuse,
confuse.
Mes pas essoufflés.
Tes rires étouffés.
Tes fragrances
de Dame brune,
juste un peu grisée,
attendant la lune…
Au bout de tes doigts amis,
des clapots tièdes,
tes jupons doux,
une gabare alanguie.
La nuit s’est coiffée
d’un voile orangé,
sulfureux,
sauvage.
La lune s’invite déjà,
égarant son corsage de taffetas
sur la colline
encore ardente.
La nacre de tes baisers
frémit dans mon cou,
collier de perles d’audace
réveillant mon chant d’amant
qu’un vent errant
porte à la lisière de tes bras
offerts.
Je devine,
dans tes remous sages,
ton corps nu,
sa danse langoureuse
aux mille parfums
d’Orient…
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