Pages

lundi 17 août 2026

Ravage.

 


 

Le ravage,
glaive brulant suspendu au-dessus de l’horizon,
déchire le matin
de cuivre et d’airain.
La paille a bu toute la rosée de nos chagrins.
L’aurore peine à se lever pour fuir ses cauchemars moribonds.
Le point du jour ne se fait plus d’illusion :
la pluie est une utopie définitive.
En écoutant le râle du jardin agonisant,
sec et pauvre,
aride et perdu,
une seule certitude :
la torture ne connait pas de trêve.
Dans cette folie-là,
un nuage gris cendre,
dans le ciel bleu fou s’est sauvé,
poussé,
fatigué,
par un vent besogneux.
Les arbres crient.
Leur verte forêt
n’est plus qu’une terre lointaine
égarée dans des souvenirs
meurtris.

 



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire