Vos
cœurs noirs glatissent dans le ciel
que vous déchirez.
Hier encore,
il était azur au-dessus de nos jardins
peuplés d'enfants.
Votre défilé de cris mortifères,
macabres,
lancinants,
les terrorise.
Pourquoi ce carnage brûlant,
ensanglanté ?
Nous ne voyons dans la poussière
soulevée
que des berceaux éventrés.
Des rires détruits derrière les vitres brisées.
Sur les murs de nos écoles,
les dessins de nos enfants accrochés.
Sur les tapis où ils dormaient,
leurs rêves,
leur innocence,
assassinés.
Du sang.
Des corps inertes.
Nos maisons éventrées.
Des larmes,
de la souffrance.
Le silence définitif
de nos enfants
qui ne grandiront pas.

Dix amis sont morts à la guerre
RépondreSupprimerDix femmes sont mortes à la guerre
Dix enfants sont morts à la guerre
Cent amis sont morts à la guerre
Cent femmes sont mortes à la guerre
Cent enfants sont morts à la guerre
Et mille amis et mille femmes et mille enfants
Nous savons bien compter les morts
Par milliers et par millions
On sait compter mais tout va vite
De guerre en guerre tout s’efface
Mais qu’un seul mort soudain se dresse
Au milieu de notre mémoire
Et nous vivons contre la mort
Nous nous battons contre la guerre
Nous luttons pour la vie
Paul Eluard
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Eluard à su trouver les mots qui me manquaient.
RépondreSupprimerTrès beau texte, une référence qui n'efface en rien l'odeur rance des guerres et l'innocence des victimes. Comme j'ai mal de toutes ces horreurs. 😡😥
Tout n'est que bruit de l'horreur : les drones, les bombes, les cris, les pleurs et les mots qui glissent sous ta plume nous font prendre conscience qu'hélas, les deux guerres mondiales du siècle dernier ne servent pas de leçon.
RépondreSupprimerTu as su trouver les mots pour dire l'horreur, combien d'enfants, de frères, de sœurs, combien de papa, de mamans morts dans les ruines de leurs maisons... Pour qui? pour quoi?
RépondreSupprimerJe n'arrive plus à regarder la TV, je n'arrive plus à voir ces images de souffrance, souffrance de tous ceux qui vivent dans la peur et qui meurent sous les bombes, les missiles, les drones...
"Mais quand les hommes vivront d’amour,
Qu’il n’y aura plus de misère
Peut-être songeront-ils un jour
À nous qui serons morts, mon frère
Nous qui aurons aux mauvais jours,
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l’amour,
Qu’ils connaîtront alors, mon frère
Dans la grande chaîne de la vie,
Pour qu’il y ait un meilleur temps
Quand les hommes vivront d’amour,
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours,
Mais nous, nous serons morts, mon frère."
Paroles de Raymond Levesque
Vivre d'amour, utopie ou chimère... je ne sais plus.
SupprimerJe suis abasourdi de tant d'horreur et si peu de compassion.
Encore des guerres, des guerres et encore des guerres. Tant que nos dirigeants seront aussi stupides que celui qui se trouve de l'autre côté de l'Atlantique (et tous les autres...), notre humanité n'avancera pas... malheureusement.
RépondreSupprimerL'homme n'est définitivement qu'un loup pour l'homme.
SupprimerOn nous dit que la guerre , c’est inhumain
RépondreSupprimerPourtant la violence est offerte aux enfants
Ces revolvers sont mis entre leurs mains
C’est pour jouer comme le font les grands
A la télé des westerns trépidants
Eliminaient sans vergognes ces gens
Qui défendaient la terre de leurs ancêtres :
Tous étaient présentés comme des piètres
Quand cesserons-nous d’imiter les enfants
Qui jouaient aux cowboys et indiens
Qui jouaient à montrer qui était le plus tuant
Qui tiraillaient sans recharger leur engin
Pourquoi la guerre
Pourquoi la faire
Faut-il s’en faire
Je ne sais guère
On nous dit qu’ce sont eux les méchants
On nous dit qu’ils veulent notre effacement
Si l’on comprend c’n’est le choix que de deux garnements
Qui vivent leurs rêves , qui dépassent l’entendement
Pour montrer leur force , déchaînent leur folie meurtrière
C’n’est pas si simple , ta vie ils n’ont que faire
C’est pourtant simple , ce n’est pas leur affaire
Et pour faire simple , ils t’envoient en enfer
Riche, puissant, un texte à la hauteur de l'horreur qui enveloppe les guerres.
SupprimerTous ces mots semblent d'une grande impuissance...
Et c'est douloureux pour les poètes.