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vendredi 20 mars 2026

Le silence définitif de nos enfants qui ne grandiront pas.

 


 

Vos cœurs noirs glatissent dans le ciel
que vous déchirez.
Hier encore,
il était azur au-dessus de nos jardins
peuplés d'enfants.
Votre défilé de cris mortifères,
macabres,
lancinants,
les terrorise.

Pourquoi ce carnage brûlant,
ensanglanté ?

Nous ne voyons dans la poussière
soulevée
que des berceaux éventrés.
Des rires détruits derrière les vitres brisées.

Sur les murs de nos écoles,
les dessins de nos enfants accrochés.
Sur les tapis où ils dormaient,
leurs rêves,
leur innocence,
assassinés.

Du sang.
Des corps inertes.
Nos maisons éventrées.
Des larmes,
de la souffrance.
Le silence définitif
de nos enfants
qui ne grandiront pas.

 

9 commentaires:

  1. Dix amis sont morts à la guerre
    Dix femmes sont mortes à la guerre
    Dix enfants sont morts à la guerre
    Cent amis sont morts à la guerre
    Cent femmes sont mortes à la guerre
    Cent enfants sont morts à la guerre
    Et mille amis et mille femmes et mille enfants

    Nous savons bien compter les morts
    Par milliers et par millions
    On sait compter mais tout va vite
    De guerre en guerre tout s’efface

    Mais qu’un seul mort soudain se dresse
    Au milieu de notre mémoire
    Et nous vivons contre la mort
    Nous nous battons contre la guerre

    Nous luttons pour la vie

    Paul Eluard



    •.¸¸.•*`*•.¸¸•.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  2. Eluard à su trouver les mots qui me manquaient.
    Très beau texte, une référence qui n'efface en rien l'odeur rance des guerres et l'innocence des victimes. Comme j'ai mal de toutes ces horreurs. 😡😥

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  3. Tout n'est que bruit de l'horreur : les drones, les bombes, les cris, les pleurs et les mots qui glissent sous ta plume nous font prendre conscience qu'hélas, les deux guerres mondiales du siècle dernier ne servent pas de leçon.

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  4. Tu as su trouver les mots pour dire l'horreur, combien d'enfants, de frères, de sœurs, combien de papa, de mamans morts dans les ruines de leurs maisons... Pour qui? pour quoi?
    Je n'arrive plus à regarder la TV, je n'arrive plus à voir ces images de souffrance, souffrance de tous ceux qui vivent dans la peur et qui meurent sous les bombes, les missiles, les drones...
    "Mais quand les hommes vivront d’amour,
    Qu’il n’y aura plus de misère
    Peut-être songeront-ils un jour
    À nous qui serons morts, mon frère
    Nous qui aurons aux mauvais jours,
    Dans la haine et puis dans la guerre
    Cherché la paix, cherché l’amour,
    Qu’ils connaîtront alors, mon frère
    Dans la grande chaîne de la vie,
    Pour qu’il y ait un meilleur temps
    Quand les hommes vivront d’amour,
    Il n’y aura plus de misère
    Et commenceront les beaux jours,
    Mais nous, nous serons morts, mon frère."
    Paroles de Raymond Levesque

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    1. Vivre d'amour, utopie ou chimère... je ne sais plus.
      Je suis abasourdi de tant d'horreur et si peu de compassion.

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  5. Encore des guerres, des guerres et encore des guerres. Tant que nos dirigeants seront aussi stupides que celui qui se trouve de l'autre côté de l'Atlantique (et tous les autres...), notre humanité n'avancera pas... malheureusement.

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    1. L'homme n'est définitivement qu'un loup pour l'homme.

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  6. On nous dit que la guerre , c’est inhumain
    Pourtant la violence est offerte aux enfants
    Ces revolvers sont mis entre leurs mains
    C’est pour jouer comme le font les grands

    A la télé des westerns trépidants
    Eliminaient sans vergognes ces gens
    Qui défendaient la terre de leurs ancêtres :
    Tous étaient présentés comme des piètres

    Quand cesserons-nous d’imiter les enfants
    Qui jouaient aux cowboys et indiens
    Qui jouaient à montrer qui était le plus tuant
    Qui tiraillaient sans recharger leur engin

    Pourquoi la guerre
    Pourquoi la faire
    Faut-il s’en faire
    Je ne sais guère

    On nous dit qu’ce sont eux les méchants
    On nous dit qu’ils veulent notre effacement
    Si l’on comprend c’n’est le choix que de deux garnements
    Qui vivent leurs rêves , qui dépassent l’entendement

    Pour montrer leur force , déchaînent leur folie meurtrière
    C’n’est pas si simple , ta vie ils n’ont que faire
    C’est pourtant simple , ce n’est pas leur affaire
    Et pour faire simple , ils t’envoient en enfer

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    1. Riche, puissant, un texte à la hauteur de l'horreur qui enveloppe les guerres.
      Tous ces mots semblent d'une grande impuissance...
      Et c'est douloureux pour les poètes.

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