Vos
cœurs noirs glatissent dans le ciel
que vous déchirez.
Hier encore,
il était azur au-dessus de nos jardins
peuplés d'enfants.
Votre défilé de cris mortifères,
macabres,
lancinants,
les terrorise.
Pourquoi ce carnage brûlant,
ensanglanté ?
Nous ne voyons dans la poussière
soulevée
que des berceaux éventrés.
Des rires détruits derrière les vitres brisées.
Sur les murs de nos écoles,
les dessins de nos enfants accrochés.
Sur les tapis où ils dormaient,
leurs rêves,
leur innocence,
assassinés.
Du sang.
Des corps inertes.
Nos maisons éventrées.
Des larmes,
de la souffrance.
Le silence définitif
de nos enfants
qui ne grandiront pas.

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