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mercredi 11 mai 2022

Là.

 


Les pas silencieux de mes mots rêveurs,
remplis d’étoiles,
se font danse
sur les graviers assoupis de ta rive
gorgée de soleil.
La vaporeuse valse fugace
s’entortille dans ton corsage,
fait rire les oiseaux alanguis
au cœur de l’ombre nostalgique
de tes saules sauvages.

Dans le frémissement calme du fleuve,
là,
un peu plus bas,
des miettes de soleil réchauffent
les ourlets de tes dentelles affriolantes.
Un soupir effronté
soulève
la toile vaporeuse
pour offrir,
à mon regard amusé,
la douce blancheur de tes jambes fines
que l’été caresse doucement.

La Loire, entre Montsoreau et Turquant (49), avril 2022.

6 commentaires:

  1. Toujours cette poésie qui offre une page si belle, si chantante, si dansante...
    Merci letienne.
    Douce journée à toi.

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    1. Le fleuve chante encore un peu, invitant le poète à la danse.
      Mais l'eau qui le fait vivre devient rare.
      Dame Loire est déjà à la peine et nos larmes n'y pourront rien changer.

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  2. La mer a été plus souvent mise en poésie ou chanson que les fleuves et pourtant......à te lire, une immense quiétude nous pénètre. Bon dimanche Etienne

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    1. La mer impressionne avec ses vagues bruyantes, image de sa puissance.
      En la chantant on s'en fait une alliée.
      La Loire nous ressemble, elle offre un autre chemin pour nous embarquer en poésie.
      J'aime les deux, mais la mer est loin...

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  3. Toujours aussi séduisante ta Loire et tes mots de poète savent la chanter... Elle a bien besoin de caresses de pluie en ce mois de mai...

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    1. Elle souffre... et pas seulement elle.
      Tout sèche. Son lit n'est déjà plus que sable.
      Tristesse.

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