Pages

jeudi 2 novembre 2017

Parc de la Tête d'Or. Lyon.




La nuit grignote le jour épuisé, lentement, avec une application sournoise, laissant le temps se perdre dans les méandres des jardins aux yeux mi-clos.

Parc de la Tête d'Or,  29 octobre 2017, 18h40.

L’hiver tâtonne sous la pelisse encore dorée de la fin d’un automne incroyable, pétri de silence et de doux relents d’humus desséché.
Un pas, puis un autre. Le chemin ondule comme la muse d’un poète en quête de musique tendre, de mots élégants, de rêves pas encore endormis.

Et toi, tu me parles du soir à peine blond qui chiffonne ton rire dans le vert de ton regard. Tu me chantes la nuit et ses étoiles lointaines qui dansent, parfois à la lune, dans tes cheveux bruns.
Alors, ta main froide cherche la mienne, encore tiède, dans le fond de la poche de mon manteau à la toile généreusement épaisse.

Comme j’aime cette fantaisie !

2 commentaires:

  1. Un de tes plus beaux textes, Etienne.
    Ce « soir à peine blond qui chiffonne son rire dans le vert de son regard » me bouleverse.
    ¸¸.•*¨*• ☆

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne sais quoi te dire...
      Nous sommes souvent sur le même fil émotionnel, comme frère et sœur.
      Ton compliment me touche.
      Bises émues.

      Supprimer