Tes danses envoutantes,
affolantes,
laissent ruisseler sur le miroir
nappé de gouttelettes d’eau,
l’odeur du feu et de la braise,
la fureur de ta présence.
Mille parfums précieux se révèlent sur ta gorge évanouie,
ta peau émue tremble dans la lumière.
Des senteurs houleuses agitent ton corps sage…
je me réfugie dans l’ombre de tes seins,
roule dans tes bras
comme au fond de la cale d’un navire,
prisonnier des vagues écumantes,
du chant rauque du vent
sur leurs crêtes ébouriffées.
La toile fine de ton corsage s’affole,
à la mi-temps du lit,
voile imaginaire d’un bateau éphémère.
La nuit a jeté sa magie noire dans les draps froissés,
ma bouche avide frôle ta peau tendre,
abandonnée.