La mer se
tait, bousculée par ses longs silences gorgés d’écumes égarées.
Je me perds
dans ses méandres salés dont le bleu froid me gifle le visage.
L’horizon
est hors mouvement, saupoudré d’indifférence fine et désabusée.
C’est un morceau
de solitude qui n’a plus de bateau pour voguer vers la foule…
Serrer une main,
croiser un
regard,
boire un
café dans le bruit effarant d’un bistrot bondé,
être un
instant vivant à en faire rire l’air humide de l’hiver distrait…
Même les
balançoires immobiles ont oublié de faire du bruit,
de faire
crier des enfants dans le soleil de midi,
de faire s’étreindre
des amoureux gourmands aux pas incertains...



