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jeudi 18 septembre 2025

La pluie.

 

Photo de Ardi Fitri: ardi fitri

Il pleut.
J’entends la pluie qui dégouline,
son rire dans la gouttière…

Des ombres s’agitent,
leur danse éphémère
dans la nuit assoupie
qu’illumine un réverbère
solitaire…

Il pleut.
Je t’attends sous la nuit qui trépigne,
ton sourire dans la tête.

 

lundi 15 septembre 2025

Le soir.

 


Le soir s’enroule tendrement dans une nuit drapée de velours déchiré et la pluie menue s’endort, doucement, en éclaboussant de perles bleues l’horizon aux contours fragiles, pâles, décolorés. Les murmures de la terre brune, parfumée d’une encre indécise, serpente dans l’ombre mauve des treilles s’égouttant dans le vent aimable.

C’est un moment plein de grâce où l’humidité piquante se faufile dans mon écharpe fraichement nouée, d’un geste vague. La magie opère quand le ciel désinvolte offre à mes yeux avides les couleurs d’un peintre amusé, posés sur une toile improvisée, d’un mouvement ample mais précis.

L’art est là, dans les gestes simples de la nature. Je ralenti mon pas qui se joue des silex éparpillés sur le sol encore dégoulinant. J’hume avec gourmandise les délicats parfums de fin d’été, parenthèse émouvante chargée de l’éclat indompté des étoiles.

Je suis là, libre, léger, planté dans un décor des mille et une nuits, terriblement vivant.

 


mardi 2 septembre 2025

A présent tout est calme, reposé.

Photo rencontrée sur le net.

 

La nuit docile s’est approchée de nous,
fraîche et timide,
parsemée de gouttes d’eau silencieuses,
après l’orage.

Il traîne,
dans les coins secrets du jardin,
des rumeurs humides s’égouttant
méticuleusement.
Les branches des arbres,
noires silhouettes impassibles,
libèrent des perles d’eau
dans un bruit de cristal farouche,
accueillie par la terre,
avec d’infinies précautions.

C’est l’instant plein de grâce
où sont offerts tous les parfums discrets de la mousse,
hier encore si sèche.
La nuit se métamorphose en sous-bois engourdi,
dans son manteau indigo
au moirage métallique.

Pas de lune.
Le ciel,
encore chargé d’un gris pesant,
obstiné,
remonte un épais édredon
jusqu’au cou du ciel,
grelotant déjà.
Les nuages ont dévoré le frisson des étoiles.
Quelques lucioles abandonnent leur poussière de lumière
sous les feuilles que le vent puissant est venu décrocher,
dans un geste de colère.

A présent, tout est calme, reposé…