L’haleine du murmure appliqué des vagues
Distille des bavardages de sable mouillé de sel.
Il y a là,
Dans cette belle fin du jour lumineuse,
Un peu de tes fous rires flottant dans l’air.
Un sucre,
Un gâteau,
Un café sur le zinc,
Et je sens la chaleur de ton regard amusé d’être
avec nous encore un soir.
Mais c’est le noir qui s’assoit à notre table,
Pas toi.
Le zinc ne sait plus chanter,
Même dans les souvenirs
De nos matins humides fardant,
Hier encore,
Nos yeux cernés
Par les tempêtes de la nuit.
La vie s’enroule dans l’écume sauvage de ce moment
blanchi de mélancolie colorée.
Joyeuse.
Et mes larmes montent vers le ciel.
Un moment, un instant, une lumière, une
ambiance
Et les mots sortent à la faveur de l’émotion.
Nous rappelant ceux qui nous manquent,
Acteurs de nos vies d’hier.
À mon ami Jean-Pierre, l’éternel marin.




