Puisque
la nuit nous regarde sans trembler, laissons la lumière s’engourdir dans les
silences égarés de nos rêves sucrés…
Le
bleu de tes longs cheveux dansent dans ton cou, coulent en une rivière rieuse,
et les draps changent de couleur.
L’instant
électrique, suspendu au bout d’un fil de soie, araignée du désir, s’invite dans
le courant d’air tiède de l’orage.
Tes
yeux se ferment, ta main s’avance, tes lèvres se tendent. Les éclairs balaient
l’onde laiteuse des rideaux prisonniers de l’étreinte du vent chaud.
Alors
le temps s’arrête au cœur de nos respirations brûlantes pour laisser la nuit
poser sa patte de velours sur nos ombres évanouies.


