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mercredi 14 février 2018

Le temps passe, rien ne s'efface.




Esquisse-moi, dans le ciel de notre lit, les contours de notre amour comme les vaporeuses ingénues de ma vie. Brode-moi sur la voute étoilée de nos nuits, de tes mains brûlantes de douceur, les mots échappés de mes murmures tendres. Habille mon corps de tes yeux vagabonds pour résister au souffle des instants rebelles. Force-moi à t'aimer par les gouttes frissonnantes de l'eau douce de tes rêves parfumés de rires sauvages. Couvre-moi de toi en une caresse forgée de silence tiède, se faufilant sur mon corps fiévreux. Réveille-moi, brave le temps, ce moribond témoin qui m’écarte de toi. Sois la mer, ses vagues, son écume emportée par le vent soyeux. Tisse-moi du parfum tiède de ta voix le voile vaporeux de ton ombre. Prends-moi dans tes bras le temps d'une vie. Secoue-moi de tes gestes tendres, viens boire la frémissante rosée perlant au cœur de nos nuits délicieuses. Fais-moi renaitre sous la lune claire pour que jamais la nuit ne s’achève. Protège nos rêves furieux, ébats étonnants, rassurants. Envole-moi de tes mains incandescentes. Chahute la magie blottie au plus profond des battements incessants de nos deux cœurs. Attire-moi dans le filet envoutant tissé par ton regard.




Quand les soirs oublient lumière, une larme sauvage glisse sur ma joue dès que tes mots se sèment sur mes doutes étroits. Le sang dans mes veines remplit l'horizon de notre avenir qui chatouille la pointe de nos cheveux, dans le vent tourbillonnant et sulfureux.

Il y a le temps qui passe, je le sais, mais de toi je ne me lasse…

mercredi 7 février 2018

Dentelles blanches, mélodie lumineuse...




L’hiver agite, dans l’ombre du temps, une mélodie lumineuse qui enveloppe l’horizon de rires fantasques. Ses dentelles blanches dorment au pied de la colline, là où une magie pure cherche un peu de ses rêves. Je ne remarque même pas son silence qui couvre les vignes de sa pelisse sombre et bleue.



Le monde est en repos. L’air pique déjà un peu. La neige craque tendrement au cœur de nos pas. Le soir nous guette avec sa timidité familière, juste derrière l’ombre du jour qui ronronne sur le bord du chemin…

Viens, suis-moi…

lundi 5 février 2018

J'ai faim de toi.



N’arrête pas ton pas si léger, si félin, sur le bord du chemin, ce chemin qui brille sous la pluie, au cœur de la nuit. Ce n’est pas l’heure de me lâcher la main, ce n’est pas le jour pour éteindre le soleil et l’enfouir sous une montagne de nuages épais et silencieux.
Pornichet, 28 janvier 2018
Pour te porter plus haut, je remonterai le temps, j’irai jusqu’au fleuve pour boire l’onde cruelle de tes larmes, siffler un air piquant et joyeux sous le pont engourdi pour que l’écho de tes rires flotte jusqu’à la mer
Je regarderai l’hiver fourbe droit dans les yeux, lui parlerai de toi avec des mots découverts sur les rives agitées de mousses et d’odeurs brunes, sauvages, rebelles et insolentes.
J’ouvrirai une folle bouteille de vin de chez nous, remplirai nos verres sonores, et nous boirons ce merveilleux breuvage avec dans la bouche des chants étoilés qui portent en eux le bonheur de la vie.
C’est le moment, prends moi la main, emporte moi jusqu’à demain, j’ai faim de toi.