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mardi 2 septembre 2025

A présent tout est calme, reposé.

Photo rencontrée sur le net.

 

La nuit docile s’est approchée de nous,
fraîche et timide,
parsemée de gouttes d’eau silencieuses,
après l’orage.

Il traîne,
dans les coins secrets du jardin,
des rumeurs humides s’égouttant
méticuleusement.
Les branches des arbres,
noires silhouettes impassibles,
libèrent des perles d’eau
dans un bruit de cristal farouche,
accueillie par la terre,
avec d’infinies précautions.

C’est l’instant plein de grâce
où sont offerts tous les parfums discrets de la mousse,
hier encore si sèche.
La nuit se métamorphose en sous-bois engourdi,
dans son manteau indigo
au moirage métallique.

Pas de lune.
Le ciel,
encore chargé d’un gris pesant,
obstiné,
remonte un épais édredon
jusqu’au cou du ciel,
grelotant déjà.
Les nuages ont dévoré le frisson des étoiles.
Quelques lucioles abandonnent leur poussière de lumière
sous les feuilles que le vent puissant est venu décrocher,
dans un geste de colère.

A présent, tout est calme, reposé…

 

lundi 25 août 2025

Je ne briserai pas ton vol mon ange…

 

Ange rencontré sur le net...

Il y a le jour qui me manque quand tes silences déchirent la nuit chaude et calme. La lune claire chante dehors. L’outremer de mon désir papillonne dans le soir vaporeux. Toi, belle assoupie, les yeux sages engourdis dans les draps que ton corps sauvage embrasse, tu rêves. Perdue dans une langueur moite. Souveraine au souffle tiède.

Depuis ce matin, l’été s’est épuisé dans les tourbillons de ses chaleurs insupportables. Le ciel d’un bleu pur, insolent, a tout déshabillé sur son passage. La fin de soirée ne trouve pas le sommeil. Le vent tourmenté vient gémir dans nos persiennes, dégoûté de ces nuits tropicales nourrissant notre complicité.

Appuyé sur le mur pâle, le cœur battant, un verre d’eau fraîche dans la main, je te regarde dormir dans l’instant diaphane, tes cheveux éparpillés sur l’oreiller de toile douce.

Je ne briserai pas ton vol mon ange…

vendredi 4 juillet 2025

Bel été.


 

 Voilà, je tire le rideau... Trop de choses à vivre dans la vraie vie...
Je picorerai vos posts au fil des jours.

L'été reste le moment privilégié où il est bon de laisser somnoler nos rêves.

Dès que les chaleurs m'oublieront un peu, c'est à la fraîche que je reviendrai semer des graines de poésie.

Bel été à toutes et à tous, prenez soin de vous.

mardi 1 juillet 2025

Tu me manques.

 


Je me souviens d’hier,
des ombres parfumées du chèvrefeuille,
de ses caresses rassurantes.

Nous attendions la nuit fauve.
Nos bavardages,
en folles arabesques,
couraient dans la cour aux graviers sonores.

Ce soir encore je me souviens.

Tes mots indolents
emportés par le vent
dans le silence de nos souvenirs à venir.
Une balade tiède aux accents de vin roux,
frais,
envoutant.
Et puis le tremblement de l’air feutré entre nos mains,
chahutant nos rires brillants
comme autant d’étoiles claires
dans leur coffret joyeux.
Le bleu du soir mordait à pleines dents le début d’été.

Sur mon visage s’aventure toujours l’air indigo,
vaporeux,
qui dans ces soirs improbables
faisaient de nous de vieux complices.

Je pense à toi.
Tu me manques.