Une lumière douce passe entre les mailles du filet végétal d’une glycine, posée là, entre le ciel et le vent. Entre hier et demain. Le jour silencieux se sucre de ses parfums de miel en chahutant les abeilles.
Promeneur amusé, je passe comme les jours passent un témoin, pour s’assurer du passage du temps, envers et contre tous.
Enrubannée d’un rire parme, la touffe végétale se love sur des filins métalliques, tremble dans l’air transparent et capiteux…
Ta main, mon Amour, froisse ce jour dans le creux de la mienne. C’est toi que je respire dans ce sucre abandonné. Je te respire toujours quand la lumière prend tout de la vie, ses couleurs et ses senteurs…
Je t’aime quand tu laisses fourmiller sur le bord de tes lèvres carmin, ton sourire mutin, ton souffle violine, juste balayé par un rayon de soleil !


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