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samedi 19 avril 2025

Une lumière douce.

 

 


 

Une lumière douce passe entre les mailles du filet végétal d’une glycine, posée là, entre le ciel et le vent. Entre hier et demain. Le jour silencieux se sucre de ses parfums de miel en chahutant les abeilles.

Promeneur amusé, je passe comme les jours passent un témoin, pour s’assurer du passage du temps, envers et contre tous.

Enrubannée d’un rire parme, la touffe végétale se love sur des filins métalliques, tremble dans l’air transparent et capiteux…

 


Ta main, mon Amour, froisse ce jour dans le creux de la mienne. C’est toi que je respire dans ce sucre abandonné. Je te respire toujours quand la lumière prend tout de la vie, ses couleurs et ses senteurs…

Je t’aime quand tu laisses fourmiller sur le bord de tes lèvres carmin, ton sourire mutin, ton souffle violine, juste balayé par un rayon de soleil !

 

mercredi 16 avril 2025

Du sang carmin sur le béton gris.

 

Une enfant,
des grands yeux plein de cris,
de larmes brûlantes de silence,
de ruines,
d’un long murmure de bombes.

L’odeur de l’acier brulé,
de poussières sèches,
piquantes.
Un ciel voilé,
une terre violée…

Une enfant,
ses pas hésitant,
ses rêves à la dérive,
sa poupée nue,
décapitée,
son cœur martelé,
au milieu du carnage.

Du sang carmin sur le béton gris …

La soif,
la faim,
un soleil dérisoire.
Les mains accrochées sur son bébé de chiffon.
Une enfant pour combien de temps ?
La mort sauvage guette son âme vide.



 

mercredi 2 avril 2025

La fureur de ta présence.


 

Tes danses envoutantes,
affolantes,
laissent ruisseler sur le miroir
nappé de gouttelettes d’eau,
l’odeur du feu et de la braise,
la fureur de ta présence.

Mille parfums précieux se révèlent sur ta gorge évanouie,
ta peau émue tremble dans la lumière.
Des senteurs houleuses agitent ton corps sage…
je me réfugie dans l’ombre de tes seins,
roule dans tes bras
comme au fond de la cale d’un navire,
prisonnier des vagues écumantes,
du chant rauque du vent
sur leurs crêtes ébouriffées.

La toile fine de ton corsage s’affole,
à la mi-temps du lit,
voile imaginaire d’un bateau éphémère.
La nuit a jeté sa magie noire dans les draps froissés,
ma bouche avide frôle ta peau tendre,
abandonnée.