Petite balade heureuse où les chants des oiseaux nous ont accompagnés, pour rejoindre Dame Loire, si belle dans son tulle de dentelle et de soleil.
Le Chêne Vert
Rue de Bourg Saint-Jacques
Petite balade heureuse où les chants des oiseaux nous ont accompagnés, pour rejoindre Dame Loire, si belle dans son tulle de dentelle et de soleil.
Le Chêne Vert
Rue de Bourg Saint-Jacques
Le temps glisse, voiles gonflées, héro transparent, doucement. Sous la brise légère, le vent plisse la Loire, inexorablement. Toi, ma belle, tu offres ton visage velours, tes yeux de ciel, tes joues de satin crème, à ses caresses tendres. Il sait qu’il t’échappe en déposant ses richesses sur tes lèvres gourmandes.
Le soleil murmure ses éclats chauds dans ton oreille indiscrète, vagabonde. Toi, ma belle, couchée dans le fossé, sur le bord du chemin, dans l’ombre humide, espiègle sauvageonne, tu t’abandonnes.
La sieste grise le vent. Ses tourbillons tièdes s’enroulent autour des arbres frémissants. L’invite est secrète, mais tes mains ma belle, sont adorables…
Perdue, sans
songe et sans lumière, elle dort,
Funambule esseulée au sourire émacié.
L’air est immobile. Rien ne bouge dehors.
S’est tu le rire de son Pierrot délavé.
La nuit blême accroche sa sentinelle blanche
Aux nuages épais, lourds étendards figés
De ses peines agitées. Un triste dimanche
Suinte dans sa tête vide, tout embrumée.
Son monde fatigué s’estompe sans douleur.
Elle s’évapore, elle oublie en douceur
Ses maux s’égarant dans ses ombrageux silences.
Des mots ondoyants font taire son cœur,
Son visage au teint hâve… En une douce heure
S’effondre la Babylone de mon enfance…