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mardi 14 avril 2020

Le goût du feu.


Mes mots se balancent sur le fil des heures s’égrainant
Au firmament de ma plume paresseuse.
Facétieuse pendule à l’épreuve du temps.
La nuit frôle ma page avec sa multitude de silences.
Spleen flou et froid, baisers en quête de ton visage absent...
Le sablier, tu sais, m'agace si tu n'es pas là!

La soif d'être à toi te dévore.
Alors je laisse le jour mourir sur tes épaules
Quand,
Dans la ville grouillante,
Tu files
De ce pas souple que j'aime par-dessus tout.
J’imagine le vol de tes cheveux,
Dans l'ombre des lumières étranges
Désertée de mes mains.
Ton absence me pèse à te savoir si légère
Sur les pavés humides de Saumur.
J’entends la musique de tes talons meubler la nuit naissante.
Je devine tes lèvres offrant ton sourire aux passants toujours pressés...

Les quais de Saumur (49), juin 2019.
Mais surtout je sais,
Que dans une heure ou deux,
Tu vas me revenir,
Rieuse et bavarde,
Et ton baiser aura le goût du feu!

mardi 7 avril 2020

Equilibre


Juste là,
Suspendue.
Transparente,
Une errance
Déposée.
L’élégant fragile s’endort bercé par le vent.


Jusque-là
Entraperçue.
Transparence
Nonchalante,
Amusée.
Le docile moment s’évapore emporté par le temps.

mercredi 1 avril 2020

Tes mots sucrés.


Le temps s’est tendu en tissant la trame de ton absence. Puis s’est emmêlé dans un tendre rayon de soleil venu se coucher sur la chaise qui ne t’attendra plus. Valsent les fines poussières qui s’agitent dans un léger tourbillon affolé.
C’est un moment rempli de vide où l’ombre enchaîne ma mélancolie, mes regrets, ma peine, à la lisière de la lumière.
Je vois pourtant ta main soulever le rideau plissé, brodé de fils blanc et gris… tremblant encore de la clarté de ta voix.
Cette place-là, c’est la tienne. Celle de tes yeux bleu océan, de ton parfum suranné où se mêlent la rose et le jasmin, de ton rire clair.
Je sais que là où tu te reposes de ton long voyage bordé de souffrance, il y a une fenêtre, un rideau laissant se reposer le jour sur une chaise. Assise, tu fais rouler dans d’incessants bavardages, tes mots sucrés…