Mes mots se balancent
sur le fil des heures s’égrainant
Au firmament de ma
plume paresseuse.
Facétieuse pendule
à l’épreuve du temps.
La nuit frôle ma
page avec sa multitude de silences.
Spleen flou et froid,
baisers en quête de ton visage absent...
Le sablier, tu
sais, m'agace si tu n'es pas là!
La soif d'être à
toi te dévore.
Alors je laisse le
jour mourir sur tes épaules
Quand,
Dans la ville
grouillante,
Tu files
De ce pas souple
que j'aime par-dessus tout.
J’imagine le vol
de tes cheveux,
Dans l'ombre des
lumières étranges
Désertée de mes mains.
Ton absence me
pèse à te savoir si légère
Sur les pavés
humides de Saumur.
J’entends la
musique de tes talons meubler la nuit naissante.
Je devine tes
lèvres offrant ton sourire aux passants toujours pressés...
Les quais de Saumur (49), juin 2019.
Mais surtout je
sais,
Que dans une heure
ou deux,
Tu vas me revenir,
Rieuse et bavarde,
Et ton baiser aura le goût du feu!


