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lundi 17 février 2020

Au revoir l'Artiste.


Ce soir, il y a une chose en moi qui s’est éteinte.
Une musique et une voix qui se sont évanouies.
Un bout de mon insouciante jeunesse qui s’est envolé.

Bon voyage Monsieur
Graeme Allwright.

dimanche 16 février 2020

L'air tiède déguste le jour...


Je le sais, je ne suis pas Cézanne…
Je me régale des rires de notre univers de tisane,
De l’ombre souveraine des silences qui trainent
Comme un amant avec sa Reine…


Merci Pierre-Yves pour cette photo inspirante...

L’air tiède déguste le jour et ses parfums verts en tissant, sur le bord de la terrasse, une toile douce qui mêle baisers et caresses autour d’une tasse de porcelaine.
Le jour trône sur la rive brune de l’alcôve, laissant les rêveries bercer leurs attentes d’une main tendre.
Nos corps alanguis, étendus sur les sofas moelleux, sont à la dérive, abandonnés aux sucres délicieux des minutes suspendues au jour éphémère.

Voilà, tes lèvres ont trouvé les miennes, encore entrouvertes, déjà tièdes…

mardi 11 février 2020

Et les mots se font lourds...


Mon pas glisse sur le mélancolique chemin bordé par un printemps gris et plucheux.


Le ciel, l’air rongé par le silence, brassent le temps qui s’éternise aux pieds des jonquilles rieuses.

J’ai les mains dans les poches et mon regard se perd dans l’infinie dérision du vaste paysage.


La solitude s’apprend sur le fil de l’égarement de l’âme et la lumière éteinte des pierres de tuffeau clair tisse l’étonnant écrin de la résignation.



J’ai le cœur froid et la peine au bord des yeux, perles salées que le vent abandonne à mes joues glacées.



La belle Dame aux yeux couleurs de l’océan, aux cheveux d’écume sauvage, laisse s’éteindre son rire sonore dans les méandres de sa solitude… Et les mots se font lourds, balayés de pluie…