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jeudi 12 avril 2018

Il y a...


Il y a de l’ombre et il y a tes mots.
Le mélange est doux.
Il roule dans la nuit avec la pluie
qui nous unit,
serrés sous ce parapluie
que le vent bouscule de temps à autre.
Laissant jaillir ton rire
cristallin,
lumineux.
Une friandise.


 Il y a ta main dans tes cheveux,
avec cette délicatesse juste délicieuse
dans le geste,
pour remettre tes mèches ébouriffées
à leur place.

Il y a ta robe
de dentelles colorées
qui te gante si bien,
réveille tes jambes fines,
légères,
dans la soie de tes bas.

Il y a nos deux mains
nouées sur la crosse du parapluie,
nos regards,
cette complicité pleine de promesses… 

Il y a demain qui suit de près hier,
même sans lumière,
s’amusant de nos envies,
de nos soucis.

Il y a l’attente,
dans les doutes affolés,
qui s’use à trop nous regarder.

Il y a tes absences,
tes silences vertigineux.
Tes revers parfois sévères,
tes retours sans en avoir l’air.

Il y a ta malice qui se déhanche
sans prévenir,
qui me fait rougir.

Il y a ton amour qui,
même s’il prend son temps,
tourne et vire,
me fait frémir,
donne et prend,
selon ton envie,
est là chaque jour.

Et c’est un cadeau dans ma vie.
Photo empruntée au net.

lundi 9 avril 2018

Coucou!


Murmure du vent dans les tiges fières des coucous en bouquet.
Les jours se faufilent et glissent sur l’écorce des branches en plein réveil.
Fait-il chaud, fait-il froid…


Tu viens de partir et déjà je vais au hasard plonger ma solitude dans la mare de ce doux silence qui me fait t’attendre. Ta bouche mutine, tout embaumée de mon fugace baiser, sourit au printemps que le soleil colore.

Mes yeux sont encore dans l’éveil de tes seins perdus sous le voile de ton corsage, du plaisir savant qu’ils ne savent pas me cacher. Alors je guette la nuit et ses étoiles naissantes, postées dans le bleu: ce sera l’heure de ton retour…

Ma tristesse s’envolera comme une chauve-souris, sous la lune indiscrète, sauvage et lumineuse.
Tu auras fini ta course folle et viendras goutter, au son de mes paroles, l’infinie tendresse de mes caresses.
Pour te faire oublier mon baiser fugace, je t’offrirai un baiser sauvage parfumé d’amour.

Ne rentre pas trop tard…

samedi 7 avril 2018

Pars, surtout ne te retourne pas.


La nuit berce la fin du jour, écoute les sales rumeurs qui courent alentour.
Dans le bleu sirupeux, je guette les mots qui font rêver, le rire qui fait pleurer.
Dans le sombre au parfum de lauriers inutiles, je sens le frisson du silence mordant qui t’emporte dans le monde fade des songes décolorés. Dans cet ailleurs si petit, il n’y a pas de place pour ta poésie.
Tu t’envoles, et la terre se couvre de larmes…
Pars, surtout ne te retourne pas… la vie va être moins flamboyante sans toi.