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mercredi 7 février 2024

Les cailloux dansent sous nos pas.

 


L’hiver respire ses ocres,
ses gris,
ses bruns,
comme autant de petites poussières sucrées
disséminées dans les creux des chemins,
aux pieds des ceps.
Nos souliers viennent bousculer cette étrange immobilité.
Les cailloux dansent sous nos pas.
Le soleil chante le jour au parfum de printemps
déjà perturbé par le chant,
le vol des moineaux.

 

Les corneilles,
noires et fourbes,
jettent un œil inquisiteur
sur notre rêverie hebdomadaire.
Le ciel s’étire en baillant,
entre bleu roi et blanc tendre,
s’étonnant de ce moment plein de douceur.

 


Il fleure bon dans l’air un subtil parfum de nonchalance,
prélude à la paresse simple
du flâneur heureux.

De Bourgueil à St Nicolas de Bourgueil (37),
(boucle de 11,6km.
le 6 février 2024.)



 

lundi 5 février 2024

Dans les veines de ceux qui sèment.

 

La serre du jardin des plantes, Nantes (44), le 4 février 2024

Je parle d’ombres s’évanouissant dans un jour gris.
Je surveille la froide poésie métallique
de la serre.
Souffle sur ses volutes
figées dans une lumière couleur cendre.



Voilà que mille et un éclats de ciel sèment demain
dans des sillons prometteurs,
naufragés d’un espoir rouillé.

Tout est beau,
porteur d’espoir.
Beau d’une simplicité ouvragée que des années lointaines
ont su planter dans ce jardin rempli de rires d’enfants,
joyeux,
clairs,
pleins de soleil.
Car tout brille dans leurs cœurs innocents bercés,
avec une tendresse démesurée,
par parents inventifs et rêveurs.

Un frisson de poésie court toujours dans les veines de ceux qui sèment.
 

 
 

mercredi 31 janvier 2024

Entre mes mains...

 

Image rencontrée sur internet

La lumière est trouble,
l’horizon perdu,
mon discours entre parenthèse.

L’inspiration siffle ses remords épais
sur les sentiers
que la nuit saupoudre déjà d’un bleu famélique.

Voilà que le crépuscule essore mes mots,
explore mes silences,
bouscule mes doutes,
tord mes décors.

Entre mes mains à peine ouvertes
le temps suinte doucement
en sable négligeant,
emportant mes rêveries
dans les fossés de mes pages blanches,
à la lisière de mes soupirs grinçants.

C’est un soir où ma fantaisie ne trouve plus le chemin de mon encrier,
tournicotant dans le chaudron où bouillonnent les bribes de mes idées.

C’est un soir où le langage se fait absent,
s’égare en laboureur récalcitrant.

Rien ne prend de sens.