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mercredi 26 novembre 2025

Il sera temps de fermer les yeux...

 

Image du net.

 

Le rideau virevoltant de l’automne, coloré avec indolence par un soleil généreux, taquine un courant d’air inattendu. Sur le ventre de la colline, le temps s’enroule dans les vignes, effeuillant ses derniers dessous, ses dernières dentelles, pour enfin y cueillir le ronronnement du vent roux. La saison s’évanouit tendrement, libérant un soupir en guise de dernier baiser, doux comme un simple mot d’amour susurré à l’oreille de l’aimée. Promesse d’une nuit fauve.

Le reflet de la vitre dessine des remous imprécis, sauvages, épiés par nos regards engourdis. La nuit arrive de son pas léger. Le jour mélancolique lui cède sa place. Un ballet de petit jour, lumière éphémère, caresse nos corps assoupis sur le lac doré de nos draps froissés. Nos songes essoufflés se laissent emporter à la dérive par l’étrange attelage de nos silences mesurés, de notre respiration régulière.

Bientôt, nous fermerons la fenêtre, amusés par les derniers chants d’oiseaux, les ultimes vols de bourdons. Quand le soleil aura disparu, que l’air se sera rempli d’indigo, mes bras tremblants viendront se blottir contre ton corps tiède, mon buste contre ton dos. Il sera temps de fermer les yeux, de glisser mon haleine dans ton cou. Cueillir le suave parfum de vanille que ta peau douce m’offre en transparence dès que le soir s’invite en partage.

 

dimanche 16 novembre 2025

Une rassurante délicatesse.

 

Image récoltée sur le net...

J'attendais que vienne une lumière, terré dans une nuit sans fantaisie. Je guettais le lever d'un soleil aussi rond que tendre. J’espérais qu'il ait la force et la volonté d'écarter les brumes froides de cet hiver naissant. Qu'il m'apporte la grâce consolante de tes grands yeux fous. Tes yeux fous où sommeillent encore tes rêves les plus doux. Tes yeux ou fluent en abondance les étincelles de ton âme éclairée.

J'ai humé dans la folie des ombres du matin, ta délicatesse, une rassurante délicatesse.

Le hideux cauchemar de ma nuit pathétique glissait, dans une angoisse tenace, la sombre menace d’une jalousie furieuse. Celle qui rend fou. Celle qui fait de l’homme un loup. C'elle qui assèche les cœurs, qui ensanglante les corps.

Alors, ta main frêle a réveillé le jour avec sa douceur tendre. Un voile pâle s’est déposé sur ton âme légère, sur ton corps encore assoupi dans ses saveurs tièdes. Ses frissons généreux. Les étoiles discrètes ont quitté le toit du monde pour s’évanouir dans une aube silencieuse. Dans les tintements secrets des couleurs crème d’un horizon plein de promesses.

J’ai souri au temps qui s’était arrêté sur le bord du lit, là où les draps se froissent dans une musique satinée. Là où tout commence. Où tout finit.

 

 

samedi 8 novembre 2025

?

 


 

Je te parle mais tu ne m’entends pas.

Sais-tu encore écouter des mains qui tremblent ?