Le soir est plus chaud, plus doux, plus rond que tous les vins bus en chantant, un soir d’été, dans une cave de tuffeau enterrée dans les profondeurs de la terre. Chaud comme l’amour ivre d’une fièvre généreuse, tendre, mutine. Je suis presque perdu dans tes bras espiègles, à respirer ton corps qui n’attend plus le matin. Ses promesses sont inutiles.
Sur
ta peau débarrassée du verni de tes doutes, je découvre un velours aux nuances
parfumées par le galop de roses sauvages. Demain peut s’envoler, la nuit fera
couler son musc diabolique dans le creux de tes reins. Je ferme les yeux. Ton souffle
effronté se perd dans le contrejour diaphane que nous jette une lune jalouse.
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| Image chapardée au net. |
"Mieux vaut
être ton amant dans des draps de soie
Qu’un astre mystérieux perdu dans un ciel froid."
