Déjà le pas
décidé de l’hiver.
De la bruine sur tout le chemin,
ses cailloux,
sa mousse,
ses feuilles mortes.
Le
brouillard,
comme un silence profond,
efface tous les gestes de la forêt.
Tout au bout,
tapi à sa lisière,
sous la canopée des chênes immobiles,
le balancement distrait des ombres en retrait.
Des branches frémissantes,
les larmes du temps s’égouttent,
là,
un peu plus bas…
L’air piquant masque le soleil d’une gaze ténue.
Les froufrous des fougères en détresse troublent le jour engourdi,
tout près de toi,
tout près de moi…
L’automne
ronronne encore comme un chat engourdi,
Ton sourire attend la nuit pendant que le jour s’enfuit…


