Un ciel déluré a posé ses coussins de paille tiède, dorée,
sur le sol bénit de soleil.
Des ombres fines crochètent en silence des guipures cendrées, entre les
cailloux où se reposent les murmures encore sages du temps s’éparpillant sur
l’horizon.
L’été s’est réchauffé. Le vent s’est tu.
Nos pas pressés ont pris le temps de la mesure. Ils trainent dans un halo de
poussière libertine.
L’eau fraiche de mes mains ravive ta bouche asséchée.
La belle pause bonheur allongés sous l’épais feuillage des
tilleuls parfumés !
Nos yeux mi-clos retiennent le vide qui nous envahit.
Nos âmes enchantées se laissent emporter dans une douce dérive.
Sieste au Cap Hornu (80) 22 juillet 2021.





