Oriane,
Un matin, fin et calme, danse heureux sous les
tremblements du temps.
Je t’offre sa brume en baiser et cueille ton regard
dans ses rimes.
Je te touche avec mes doigts de sable, je vois briller
tes secrets comme une promesse.
Oriane,
La vie c’est toi, avec tes poumons de dentelle,
chantant l’air du jour qui passe, nous appelle, nous pousse et nous fait rire.
Oriane,
Je te regarde, toi, plus légère qu’un papillon, plus
lumineuse qu’un vitrail inondé de soleil. Je pense à la mer, jamais en repos,
d’où remonte par vagues successives la mémoire des étoiles, dans une écume pure
et vivante. La farandole des soirs bleuis s’endort dans ta main mouillée de
mousse, dans les draps de l'aube fine.
Ta beauté a le parfum de ces voyages improbables, de ces
douceurs espérées qui m’aveuglent pendant que tes doigts fins dansent autour de
ton visage.
Oriane,
Ton aventure va déjà debout. Tu fais battre nos cœurs
dans l’aube tiède, faisant taire les silences comme la mer infinie, sur la
plage, fait rouler le sable de l’espoir.

