La lumière est passée entre les mailles du filet végétal
d’une glycine, posée là, entre le ciel et moi.
Elle est passée comme les jours passent un témoin, pour
s’assurer du passage du temps, envers et contre tout.
Enrubannée d’un vide immense, elle semble vouloir se lover
en mon devenir.
Elle exhale un capiteux parfum violet et sucré…
Où es-tu mon Amour en ce jour de plénitude affolée ?
Je te respire déjà.
Je te respire toujours quand la lumière prend tout de la
vie : les couleurs et les parfums…
Je t’aime quand tu me laisses ta main pleine de ces sucres
violets, juste éclaircis d’un chaud rayon de soleil !









