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mercredi 25 mars 2026

Le ciel du soir.

 



Est-il trop tard pour espérer demain ?
Je regarde mes mains,
je n’y vois rien.
Rien de bien.
Désenchanté, je me fais pèlerin.
Je quitte mon chemin
pour venir sur le tien…

Un blanc matin,
le chant d’un gamin,
les fleurs d’un jardin,
le refrain d’un malandrin,
et me voilà souverain
d’un jour sans venin.
Je redeviens un humain.
Au fond de mes poches en lin,
le chagrin d’un gredin.

En déclin,
le ciel du soir carmin
distille son jasmin
divin.

Alors je pense à toi frangin.
C’est enfin le regain.
Se réveille en moi l’écrivain
sauvagin
que tu lisais serein
avec le sourire d’un épicurien…





6 commentaires:

  1. C'est là que l'on mesure la richesse de la langue française. A ses rimes.
    Et à travers elles ton talent qui s'exprime.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  2. Une langue riche, belle, délicate, sauvage, libre, et le poète peut décrire en couleur les images de la vie.
    J'écris avec des mots vivants, une matière noble qui fait toute la beauté d'un texte.
    Si j'ai un talent (toujours aussi difficile à définir) ce n'est que celui de les mettre en ordre.
    Bises en chemin.

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  3. Tu sais décrire poétiquement et en couleur les images de la vie...
    Ton texte est de toute beauté..
    .Il faut le lire et le relire pour s'en imprégner et le rendre plus vivant!

    Juste pour m'amuser et te dire merci, un petit gribouillis!

    Quand avec ses rimes, l’écrivain
    Devient musicien…
    Il gomme les vieux chagrins,
    Semant dans nos jardins
    De beaux et doux refrains…
    Il dessine et peint
    Un monde plus humain
    Où l’amour fleurit nos matins
    Avec des rêves cristallins,
    Des mots bohémiens
    Pour vivre demain…
    Marie

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    1. C'est à moi de te dire merci pour ce partage poétique.🤗 J'aime particulièrement "tes mots bohémiens"

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  4. Que vois-je au fond de ce poème ,
    Un avenir semblant blême
    Alors qu’il ne te suffirait même
    Que d’apprécier cette vie bohème

    Chaque jour subit sa peine , chaque seconde nous entraîne
    Vers un destin que même nos gènes , n’en n’imaginent le contour
    Nous obligeant d’être nous-même pour s’affranchir de ses carrefours
    Qui nous entraînent vers des délires envahissants comme la gangrène

    La nostalgie nourrit la peine , l’avenir nous tend les bras
    Sans oublier ce souffle de vie qui nous anime ici bas
    La mémoire de notre passé est un marqueur enrichissant
    Ne le cantonnons pas en événement envahissant

    Faisons jaillir les fleurs de vie et s’absoudre du mal
    Afin que nos espoirs se concrétisent au-delà de nos rêves
    Synthétisant le passé au présent harmonisant la trêve
    Qui nous ouvre le chakra , beau de l’air : animal .

    Espérance sacrée qui nous permet d’atteindre
    Sans jamais s’étioler , le toit de nos efforts
    Nous ouvrant à chaque instant l’envie de se dépeindre
    Un héroïque avenir , peut-être une métaphore 

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    1. Un texte fort comme tu sais les écrire.
      Heureux de te voir passer sur mes pages.
      Je t'embrasse mon frère de plume.

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