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| Image de la Loire glanée sur net. |
Ton onde est frêle,
apeurée,
égarée.
Desséchée,
derrière des ombres démesurées,
écrasées dans un sombre
satin,
ta peau se laisse dévorer
par un soleil satanique.
Le bleu chagrin serpente sur ton dos crème,
dans le silence d’un vent brûlant,
dérive de l’air épais,
drap de lin rêche,
aiguisé et blessant.
Sur ton ventre,
une bouche fantôme
évoque le bavardage des coteaux,
où les femmes et les hommes
s’usent les mains
sur les treilles avachies.
Paysage troublant,
regards étonnants au parfum de fleuve.
Dans le creux de tes seins,
l’écho de tes murmures peu sages
se meut des fourbes faveurs d’un été
trop long.
Tu t’habilles,
songeuse,
de nos envies de pluie.

Toujours les mots justes, et cette capacité à toucher le cœur.
RépondreSupprimerDes envies de pluie, mais aussi des flots de poésie.
Merci.
Doria
La Loire est désolante, elle m'inspire tristement.
SupprimerLa pluie n'est toujours pas arrivée. Cruel décor.
Longues cicatrices incisées sur la peau sablonneuse de la Loire... Espérons le baume de la pluie pour adoucir son dos desséché... et que les coteaux gorgés d'eau renaissent à nouveau... J'aime cet hommage à notre Loire en détresse!
RépondreSupprimerElle me rend tellement triste...
SupprimerCoucou. La chaleur de l'Amour fait parfois que l'on rêve à quelque chose de plus doux et apaisé... comme le bruit d'une averse. Merci pour tes mots. Bises alpines.
RépondreSupprimerOh, le bruit d'une averse! Le parfum de la terre mouillée!
SupprimerQuand?