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mardi 27 octobre 2020

L'automne.

 

Des dames frêles s’agitent, papillons ténébreux, sur l’horizon brouillé.
Gestes blancs, baisers de plume déposés sur le front froid du temps.
Le vent siffle, tresse d’incessantes lamentations d’où s’échappent des guirlandes affolées dans un costume de mille feux sauvages.

La vigne se perd dans son sommeil d’or, enveloppée d’un crachin tenace.
La danse des corbeaux, auréolée de bavardages stridents, rauques et noirs, s’incruste dans le paysage.
Il ne reste rien sur les treilles, la valse de leurs ailes épaisses déchire le ciel pour rien.

Les grappes vendangées se confondent en alcool pour le mariage insensé du temps passé et du temps à venir. Tous deux perchés sur la même incertitude.

Je roule entre mes doigts la lumière du jour jusqu’à en écraser les ombres.
Les heures passent, se renouvellent. Toujours différentes mais tellement semblables.

La beauté se mue en une improbable aventure quand ta main glisse dans le fond de ma poche.

Ton sourire s’enveloppe des couleurs de l’automne rieur. Tes yeux m’emportent dans cet autre monde où murissent tes soleils prometteurs.

Dimanche nous attend près de la cheminée…

 

lundi 19 octobre 2020

 

Ce soir, perdu dans cette vie qui va si mal,
Ces fleurs d’été mourant qui tendrement s’embrassent,
Offertes pour taire les haines, les menaces,
Que l’intolérance ne soit jamais banale... 


Mon cœur est douleur et mes pauvres mots sont morts.