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mercredi 11 mai 2022

Là.

 


Les pas silencieux de mes mots rêveurs,
remplis d’étoiles,
se font danse
sur les graviers assoupis de ta rive
gorgée de soleil.
La vaporeuse valse fugace
s’entortille dans ton corsage,
fait rire les oiseaux alanguis
au cœur de l’ombre nostalgique
de tes saules sauvages.

Dans le frémissement calme du fleuve,
là,
un peu plus bas,
des miettes de soleil réchauffent
les ourlets de tes dentelles affriolantes.
Un soupir effronté
soulève
la toile vaporeuse
pour offrir,
à mon regard amusé,
la douce blancheur de tes jambes fines
que l’été caresse doucement.

La Loire, entre Montsoreau et Turquant (49), avril 2022.

mardi 3 mai 2022

Un fouillis merveilleux.

 



Allongé au cœur du fouillis merveilleux des herbes fraîches de ton lit soyeux, je savoure ton rire égaré dans le voile piquant de tes baisers transparents. Je m’abandonne au bercement de mes songes à la volupté prodigieuse. Tes paupières, poudrées de pollen duveteux, sont closes et tes lèvres dessinent un sourire carmin, malicieux. De quoi t’amuses-tu dans la lenteur de ton onde lumineuse, ce miroir délicieux qui tremble jusqu’au ciel pour y cueillir des reflets blancs et bleus ? Je plonge la main dans le flamboyant entrelacs du temps et de l’eau pour sentir s’évanouir entre mes doigts la douceur capricieuse de l’instant immobile.

J’aime venir goûter ta silhouette vanillée quand elle sort de l’hiver pour s’offrir au soleil. Ta peau argentée frissonnante dans le vent, scintillante, poisson indolent. Tes rondeurs généreuses s’encanaillant à la faveur d’ombres voleuses de clarté. Je te saisis la taille, fais courir dans ton cou parfumé mes lèvres gourmandes… tes yeux s’ouvrent, laissent galoper des étincelles sensuelles, fougueux chevaux sauvages à la crinière dansante, libre.

Oh ! La belle magie qu’est notre complicité !



 

mercredi 27 avril 2022

Je ne sais pas ce que me fait Google en ce moment, mais il m'est impossible de poster un commentaire où de répondre aux vôtres.
Pas de réponse de leur part, pas de solution de mon côté.

lundi 25 avril 2022

L'instant.

 

La nuit bouscule l'obscurité paresseuse du crépuscule famélique
et le jour s’enfouit sous un épais édredon de plumes indigo.
Le monde s’assoupit…
La sagesse nonchalante du silence semble tenir le gouvernail.

Au loin,
la colline fait vibrer son moulin bleu roi
aux ailes blanches
se moirant du dernier clin d’œil solaire,
parsemé des miettes d’un acier vaporeux.
La venue du noir trouble l’horizon...

La pluie blanche du soir a offert à la terre sa musique caressante,
prometteuse.
La symphonie éteinte,
les corbeaux ombrageux ont quitté le bal.

Le vent,
héro au sourire clair,
la tête basse, le col relevé,
court retrouver la lune,
ses dentelles diaphanes,
ses bras tièdes.

Les nuages abandonnent le ciel lisse et sauvage
pour laisser s’égrener,
au cœur du rire des vignes,
des pépites d'or
venues embrasser nos rêves d'enfants.

C’est l’heure.
L'heure du voyage agitant ses draps de brumes dans le lit de nos envies,
ouvrant ses tempêtes tourbillonnantes au fond de l’océan de nos attentes,
offrant aux rideaux de notre alcôve
ses murmures sauvages pour nos mains étonnées.


mardi 19 avril 2022

L’incroyable envie d’absence...

 

Quais empêtrés dans une brume piquante.
Début du voyage…
Un monde où tout se balance,
Araignée funambule…
Silence sur les voies…

 

Un soleil trop fade pleure dans le vent,
Sirote la fin de nuit s’effaçant sur un banc vert.
Début du voyage…
Fuir le monde qui mord les doigts,
Les yeux fermés,
Larmes mensonges,
Grises et tenaces.

La gare de Port Boulet…
Au bout du voyage, la mer…

Emporter ses rêves d'enfance,
Début du voyage…
L’incroyable envie d’absence...