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mardi 12 mai 2026

Je te regarde...

 



Le jour anémié ondule.
La nuit, improbable sans son pull,
au bord de ton lit gesticule,
comme une libellule
ridicule.

Et tu souris là,
endormie et lascive.
Je te regarde.
Tes yeux bavards sont déjà un peu plus loin,
dans d’autres brumes,
sous un autre ciel,
et tes rêves me touchent de leurs mains
blanches et douces.

Ma Loire,
tu frémis
dans tes dentelles de frisson.
En bougeant à peine,
tu laisses s’étourdir des clapots
à la lisière des reflets de tes draps
endormis.

Mes lèvres silencieuses
embrassent les petits bouts de toi,
prometteurs,
perdus dans tes jupons légers…


 

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