Le
matin oscille
au milieu des rumeurs aiguisées
par les lueurs
fraîches et paresseuses
du jour juste réveillé.
Le ciel,
affolé dans son tulle ébouriffé,
s’étire,
respire,
dans le satin bleu et épais
bordant l’horizon.
C’est encore l’heure du jour où tout est silence
et que rien n’ose bouger.
Pourtant,
surgit en contre-bas,
dans la cité au tuffeau clair,
une lumière muette
qui m’emporte.




