Pages

mardi 30 juin 2026

Les lanternes radieuses.

 

Image découverte sur le net.


Dans le vent du silence,
éclairé de brumes et de couleurs,
dansent les mots fragiles de deux jeunes filles.
Éparpillés dans la nuit naissante,
ils s’effritent sur le sable encore humide,
à la lueur ocre des lanternes radieuses.
Les pieds dans l’eau saupoudrée d’éclats de lune,
de miettes d’indigo,
elles se rassurent,
guettant le retour de la mer
qu’elles entendent bourdonner
dans les frissons du soir.
La brûlante journée s’est éteinte,
le soleil s’est évanoui,
laissant le jour se dissoudre
dans la fraicheur de la nuit
s’avançant entre chien et loup.
Leur belle jeunesse,
enveloppée dans le tulle sage de leur robe légère,
offre à la lumière suspendue dans leurs mains,
le reflet de leur innocence.
En écho,
le sable impressionniste
murmure leur beauté que le temps n’a pas encore
effacée,
leurs rêves que la nuit fredonne
déjà
dans les ombres de l’horizon
engourdi de sommeil.

4 commentaires:

  1. Dans les reflets des vagues mourantes, tes mots nous entraînent dans les murmures fredonnés au crépuscule, poème impressionniste qui rejoint le tableau aux lanternes radieuses et dansantes...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aime tellement les mots qui sortent des brumes de l'instant, comme un murmure volatile que seul nos cœurs en attente d'émotions savent entendre.

      Supprimer
  2. Le sable fige cet instant dans la couleur de la vie. Tu nous décris une toile digne de Cézanne et, il va sans dire que je suis absolument séduite par tes mots et ce qui s'en dégage.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il arrive, assez souvent chez moi, qu'une peinture lumineuse me transporte dans un univers étrange où ma plume glisse toute seule sur la page blanche.
      Les mots sont alors enchanteurs, comme libérés.

      Supprimer