Comme un foyer gorgé de braises ardentes,
le jour prend feu.
L’incendie ronge le soir incandescent.
Le vent brûlant attise le ciel,
soufflet de cuir aux poumons déments.
Le bleu sage s’effrite derrière les jupons troués des nuages écarlates.
Des ombres faméliques s'entortillent,
seiches et silencieuses,
dans les branches du tilleul.
Nos cœurs en attente,
boivent la fraicheur offerte par le refuge de sa silhouette rassurante.
L'été précoce s'installe,
violent,
harnaché de ses reflets sanglants.

Aujourd'hui, le jour prend feu littéralement, je n'arrête pas de voir passer des canadairs...
RépondreSupprimerOui je sais, mon commentaire ne rend pas hommage à ta poésie incendiaire, frangin...
J'ai le cerveau qui coagule...
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Je comprends ton inquiétude...
SupprimerJe parle du feu du ciel et toi, tu vois déjà ceux de la terre.
L'été sera long. Même ici les jardins sont déjà desséchés.
Et, misère, comme c'est triste une terre sans eau.
Bises frangine.
Le ciel prend feu et boit l'eau de la terre, que sera l'été qui ouvre déjà ses portes!
RépondreSupprimerJ'aime la chaleur et le soleil. Mais voir notre jardin à l'agonie me fait mal. Oui, l'été se sera long, et douloureux.
SupprimerTon ciel couleur de braise ressemble au mien or-angé publié hier comme lorsqu'un feu igné érode le déclin du jour.
RépondreSupprimerEspérons que les avions d'eau chez Célestine auront éteint le sOleil fou dans son décor imperceptible qui s'aère à tous les horizons.
bises letienne.
Oui, espérons... et pas que chez elle. Ici tout est sec. Il faudrait si peu pour qu'un drame arrive.
SupprimerSeul le ciel reste magnifique le soir.
Bises.