Le ciel,
sur son interminable tablier gris,
dégouline en ronchonnant.
Notre jardin devient prisonnier de son chagrin céleste.
Il enveloppe l’horizon d’un châle sournois,
épais.
Nos cœurs se perdent dans les nœuds agaçant
de cette toile touffue et pesante.
Un,
deux…
nous ne comptons plus les jours où la pluie tisse son rideau
sinistre
en nous rendant fous.
La vie a égaré sa magie dans la ronde lente des nuages.
Le temps,
sournois sablier de notre lassitude,
froisse la lumière,
déchire nos envies.
Nos songes ne bavardent plus,
trop envoutés par le silence.
L’hiver traine les pieds,
triste et tiède.
Il nous nargue avec ses hautes bottes vertes,
ses éclaboussures transparentes.
Il abuse,
tout simplement,
nous engourdit…
Derrière la fenêtre,
j’espère mollement le soleil ;
tu attends,
inerte,
son charme éblouissant.
Le banc nous observe,
les pieds dans l’eau…
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C'est vrai, que la grisaille de cet hiver nous enroule dans une morne tristesse...Mais le soleil commence à arriver et nous promet de belles promenades avec arbres et buissons fleuris... ça me donne envie d'écouter la chanson de Jacques Brel... Il nous faut regarder...
RépondreSupprimer"Il nous faut regarder ce qu'il y a de beau
Le ciel gris ou bleuté, les filles au bord de l′eau
L'ami qu'on sait fidèle, le soleil de demain
Le vol d′une hirondelle, le bateau qui revient...
...Il nous faut écouter l′oiseau au fond des bois
Le murmure de l'été, le sang qui monte en soi
Les berceuses des mères, les prières des enfants
Et le bruit de la Terre qui s′endort doucement"
Je t'envoie le soleil des bords de la Vienne!
Depuis deux jours, c'est l'été qui lézarde sur la terrasse baignée de soleil.
SupprimerÇa fait un bien fou, alors je suis devenu fou!