Pages

mardi 12 mai 2026

Je te regarde...

 



Le jour anémié ondule.
La nuit, improbable sans son pull,
au bord de ton lit gesticule,
comme une libellule
ridicule.

Et tu souris là,
endormie et lascive.
Je te regarde.
Tes yeux bavards sont déjà un peu plus loin,
dans d’autres brumes,
sous un autre ciel,
et tes rêves me touchent de leurs mains
blanches et douces.

Ma Loire,
tu frémis
dans tes dentelles de frisson.
En bougeant à peine,
tu laisses s’étourdir des clapots
à la lisière des reflets de tes draps
endormis.

Mes lèvres silencieuses
embrassent les petits bouts de toi,
prometteurs,
perdus dans tes jupons légers…


 

2 commentaires:

  1. Un bel hommage à ta Loire ... Elle est belle et sensuelle à travers tes mots, ses eaux alanguies se font souvent aguichantes dans les brumes du matin... Tu sais en parler avec les mots d'un poète... Elle est romance, chant de troubadours... elle est refrain de tant d'histoires!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elle est mon essentielle quand les jours deviennent gris, qu'il pleut dans mes songes.
      Un peu de soleil sur sa peau, et je rougis confus comme un amoureux, en secret.

      Supprimer