Pages

mercredi 4 mars 2026

Le matin se frotte les mains.

 

Image rencontrée sur le net.


Esquisse blanche d’un hiver insoumis,
le jour s’échappe de la nuit sans bruit.
Le matin se frotte les mains sous la pluie,
troubadour assis, encore endormi.

Le vent fouette son visage, pique son nez ;
le ciel fronce les sourcils mais rien n’y fait :
ce jour engourdi, sans lumière, grognon,
sème un peu partout de frêles soupirs,
frissonnantes petites tâches de cire
collées aux manches d’un vagabond.


8 commentaires:

  1. Ce poème ferait aimer ces journées tristes et pluvieuses au plus grand amateur de soleil .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quand le soleil à réussi à nous enchanter trois jours, la pluie, le brouillard, sont doux à nous faire frissonner.

      Supprimer
  2. « C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume. »
    de Oscar Wilde
    Une belle poésie avec des mots de brume qui s'enroulent à merveille sur ton image... Dans le voile de la brume, es murmures flous de l'invisible s'égrènent doucement...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Une pause brumeuse... savoureuse.
      Un peu d'automne entre l'hiver et le printemps a un certain charme.

      Supprimer
  3. Jolie ces taches de cire vagabondes...Tu as le don des images insolites et inattendues.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Que veux tu, les mots sont facétieux parfois dans l'assemblage qu'ils m'offrent...
      Bises du soir.

      Supprimer
  4. Toute une ambiance que j'apprécie agréablement versifiée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il en faut peu pour faire d'un instant un reste de rêve. Les mots sont alors des amis formidables.

      Supprimer