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mercredi 11 mars 2026

La lumière est calme.

 


 

La lumière est calme, assez insolente pour éclabousser, au travers des persiennes, le drap affolé, égaré sur la lisière de notre lit. Le matin semble fragile. Un peu fou, presque tendre dans ses méandres cendres. Le ronronnement du jardin glisse jusqu’à nous, déchirant le silence moelleux de notre chambre.

Un murmure d’oiseau, chant rempli de couleurs, annonce ses battements d’ailes fugaces.

Au bout de leurs ombres allongées par le soleil naissant, les jonquilles dodelinent de la tête au pied du fouloir qui devient magique !

Il suffit d’ouvrir, la fenêtre, les persiennes, les yeux pour entrer dans un rêve. Le printemps s’installe dans le jardin. Avec ses parfums, ses rires et sa rosée transparente que les araignées tricotent avec bonheur.

 




mercredi 4 mars 2026

Le matin se frotte les mains.

 

Image rencontrée sur le net.


Esquisse blanche d’un hiver insoumis,
le jour s’échappe de la nuit sans bruit.
Le matin se frotte les mains sous la pluie,
troubadour assis, encore endormi.

Le vent fouette son visage, pique son nez ;
le ciel fronce les sourcils mais rien n’y fait :
ce jour engourdi, sans lumière, grognon,
sème un peu partout de frêles soupirs,
frissonnantes petites tâches de cire
collées aux manches d’un vagabond.